Voici donc les deux finalistes de la très confidentielle campagne des primaires de la gauche : Benoît Hamon, l’homme de « l’imaginaire puissant », selon ses propres termes, et Manuel Valls, le pragmatique autoproclamé. On a ainsi le choix entre la peste et le choléra, particulièrement en ce qui concerne le renoncement de ces deux-là – quand il ne s’agit pas tout simplement d’accointances ! – face à l’islam en France.

Mais depuis, notamment, que les Anglo-Saxons ont montré une autre voie que celle de la résignation à accepter un sort contraire – à travers le Brexit et l’élection de –, la gauche française, championne du déracinement des peuples, semble battre de l’aile. Désaveu prémonitoire pour le premier tour de l’élection présidentielle, le nombre de votants à sa primaire – dont on tarde à connaître le chiffre exact – est un désastre : moins de deux millions, alors qu’il s’agit de la famille politique actuellement au pouvoir. Comme disait Stanislas Lefort à son orchestre, dans La Grande Vadrouille : « C’était pas mauvais, c’était très mauvais ! »

Quant à la droite, son silence, au vu de ces résultats, se résume dans la phrase d’un député des Républicains : « On s’en fout assez copieusement, à peu près autant que nos électeurs » (source : Le Point).

En partance pour Berlin, en personne ne s’est pas précipité sur les réseaux sociaux et devant les journalistes pour se fendre d’un commentaire, là où la gauche s’était ébrouée en apprenant les résultats successifs des primaires de la droite et du centre.

Le Point explique ce désintérêt : « C’est quand même lui, Macron, qui parasite les conversations. Fillon a beau jurer, serein, que l’ancien banquier au visage juvénile ne l’affole pas, il n’empêche. »

Certes, l’ascension du golden boy de la gauche libérale – qui, à l’instar de Jean-Luc Mélenchon, n’a pas non plus commenté les résultats de dimanche soir – a de quoi l’interpeller, mais il semble que François Fillon, avec son mépris coutumier pour un parti dont l’électorat a grandement contribué à sa victoire en novembre dernier, omet un petit détail : Marine Le Pen est toujours dans la course !

En se focalisant sur , la droite serait-elle en train d’ignorer volontairement le premier parti de France ? Pire : se préparerait-elle à jouer secrètement la partition dissonante du front républicain dans le cas d’une confrontation au second tour des présidentielles, en mai prochain, et lors des législatives ?

Pas sûr que la pilule passe une nouvelle fois, et il se pourrait même que la protestation déborde des urnes. Car, après les brimades infligées par l’idéologie socialiste pendant cinq ans, les Français veulent massivement se défaire du joug immigrationniste et ultralibéral, les deux mamelles du corps mondialiste qui détruit les nations. Pour l’instant, il n’y a qu’un parti à leur offrir cette perspective et Macron n’est que l’arbre qui cache Marine !

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