Une jeune femme de 26 ans s’est fait exploser mercredi dernier avec sa ceinture (de chasteté ?) dans le squat de Saint-Denis. Sans aucun doute en bouillie, elle est pour l’heure difficile à identifier. Ce serait la cousine du sinistre Abdelhamid Abaaoud, réduit lui aussi en bouillie et c’est tant mieux.

Une première en France, en peut-être.

Dans le tissu de conneries – on me pardonnera mais je ne trouve pas d’autre mot – qui semble motiver cette bande de crétins pathologiques, on trouve, pour les hommes, la promesse de cette récompense paradisiaque : les houris, ces fameuses « vierges ». Dans un article écrit par Michelle Tsai en 2010 et repris par Slate.fr, on peut lire que « pour Al-Tirmidhi, ils en remportaient 72, alors que Mulla Ali Qari, un imam du XIe siècle, n’en attribuait que 70 auxquelles il fallait ajouter deux épouses humaines. L’imam Al-Bayhaqi était plus généreux, puisqu’il accordait rien moins que 500 épouses, 4.000 vierges et 8.000 femmes mariées à chaque homme. » Alors, forcément, on se demande ce qui peut bien être promis à ces sous-hommes que sont les femmes pour qu’elles acceptent de se faire exploser. Réponse dans le même papier : les religieux assurent que « le paradis les rendra belles, heureuses et sans jalousie » ; d’aucuns assurant même que « là-haut, les maris ne se lassent jamais de leurs épouses, en dépit de la multitude de houris qui s’y trouvent ».

On demeure pour le moins perplexe et l’on s’interroge devant cette « spiritualité » qui ne parvient pas à dépasser la ceinture et semble étendre sa contagion jusqu’aux femmes…

Des éléments de réponse tout à fait intéressants ont été donnés par Fadela Amara, présidente d’honneur de Ni putes, ni soumises, ex-secrétaire d’État chargé de la Politique de la ville sous Sarkozy, interviewée jeudi matin par Olivier Mazerolle sur RTL.

Elle pense que ces femmes ont, en fait, « intégré tous les outils d’oppression » de l’ rigoriste : « À un moment donné, ces filles qui ne peuvent pas être respectées, exister en tant que femmes libres, se retrouvent à rentrer dans un processus dans lequel elles commencent à intégrer les outils », dit-elle.

Bien sûr, l’émancipation des femmes d’origine immigrée existe, et celles-ci représentent la majorité silencieuse. Mais, dit Fadela Amara, on récolte aujourd’hui des décennies de lâcheté. On a que ça explose, peur de « stigmatiser »… Pourtant, « la meilleure façon de respecter des gens comme [elle], qui sont issus de l’immigration et qui se considèrent français, c’est d’exiger d’eux qu’ils respectent les valeurs de la République, et la en particulier. »

Au lieu de cela, cette majorité silencieuse dont elle parle a été traitée « à la manière des harkis » par les politiques de tous bords, méprisée au profit « d’une minorité qui s’inscrit dans le relativisme culturel, des revendications permanentes sur des problèmes identitaires, religieux, etc., et qui est visiblement beaucoup plus écoutée parce que les politiques pensent que c’est mieux de discuter avec eux ».

La raison ? « Le sentiment de culpabilité qui est traîné par les histoires d’anciennes colonies, etc., sauf que nous, nous en sommes victimes aujourd’hui », de cette culpabilité qui paralyse… Deux tendances s’opposent ainsi dans les quartiers : d’un côté la majorité silencieuse, de l’autre ceux qui « prônent systématiquement la haine de la France ». Ceux qui ont encore « excusé » les derniers attentats terroristes commis le week-end dernier.

On a même appris qu’à Saint-Denis, dans la rue même où a eu lieu la fusillade, les personnes qui, lundi, respectaient la minute de silence à la mémoire des victimes des attentats ont été caillassées.

19 novembre 2015

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