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Discours - Editoriaux - Histoire - Justice - 22 février 2017

Femen de la Madeleine : première femme condamnée pour exhibition sexuelle…

est une charmante jeune femme qui a eu la délicate attention de se dénuder dans l’église de la Madeleine (pour le plus grand déplaisir de tous) et de simuler un avortement de Jésus pour critiquer la position de l’Église sur des sujets aussi divers que le mariage homo, l’avortement ou encore la place des femmes dans l’Église.

Mal lui en a pris puisque la cour d’appel de Paris a confirmé en appel, le 15 février dernier, la sévère sanction d’un mois de prison avec sursis ainsi que 2.000 euros de dommages et intérêts (ça fait cher l’avortement ; il ne sera pas remboursé par la Sécurité sociale, celui-là). Nous pouvons néanmoins dire qu’elle est rentrée dans l’Histoire – par les canalisations, mais à noter quand même – puisqu’elle est la première femme condamnée pour exhibition sexuelle depuis que la loi existe.

Cependant, la punition est légère à la vue de l’offense faite ! Tout son acte transpirait de symboles très forts destinés à attaquer personnellement et psychologiquement les chrétiens. Avorter Jésus est déjà un acte violent et sanguinolent ; seins nus, c’est la pudeur recommandée par l’Église (pour les hommes comme pour les femmes) qu’elle attaque ; avec un voile bleu, elle fait explicitement référence à la Vierge Marie pour la désacraliser ; en rouge sur son corps squelettique, la mention « Noël est annulé » ; en somme, l’acte est gravissime puisque le message qui est véhiculé derrière vise très clairement les populations catholiques et leur foi qui est constitutive à part entière de leur âme. Elle prend toutes les grandeurs du catholicisme pour les avilir et les détruire, rabaisser ceux qui s’en revendiquent pour détruire leurs discours.

On peut, néanmoins, s’étonner de cette décision. Il n’existe aucun empêchement au blasphème dans notre pays et il est assez rare que la cour sanctionne des attaques contre l’Église, même en utilisant le curieux argument de l’exhibition sexuelle. Pour preuve, les ayant agi à Notre-Dame de Paris ont été relaxées. Doit-on y voir, dès lors, un geste d’apaisement fort avant les prochaines échéances électorales envers les chrétiens pour montrer que la Justice et, à travers elle, l’ensemble de la République prennent leur sort à cœur ? Je n’ose franchir ce Rubicon complotiste !

La République n’a jamais été tendre avec les chrétiens, les dernières Manifs pour tous peuvent en témoigner. La Femen est finalement un agent double : elle lutte en apparence contre le système, mais lui appartient corps et âme !

Mais ne nous emballons pas : la Justice a fait le service minimum en sanctionnant légèrement une attaque en règle contre le catholicisme… À une époque où l’Église n’a jamais eu aussi peu de moyens pour se défendre et imposer sa vision des choses.

Aller “avorter Jésus” au temps des sorcières et de l’Inquisition aurait eu un autre panache…

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