Dans le rejet massif du dénommé Nicolas Sarkozy - celui-là même qui valut au tout mou Hollande d’être élu -, il y avait en 2012, et il y aura assurément en 2017, le dégoût des Français pour l’insupportable vulgarité du personnage. Entre tics nerveux, bling-bling revendiqué, parler gouailleur et autre "Casse-toi, pauv’ con !", l’ex-Président est incapable de tempérer sa hargne vitupérante, sa fausse connivence ne parvenant même pas à dissimuler le mépris dans lequel il tient la population de ce pays.

Revenu aux du parti - les siennes ne l’ayant jamais quitté -, il nous a assuré avoir changé. "En pire", disent dans la coulisse certains de ses proches, et on les croit volontiers, tant il est certain qu’un caractère pareil ne peut pas s’amender : s’il change, c’est pour accélérer sur sa mauvaise pente.

Bref, la seule chose que Nicolas Sarkozy a changée en Sarkozye, c’est le nom de son parti. Et quelques têtes. Exit les Buisson, les Copé, exit aussi le Camerounais Stéphane Tiki, président des « Jeunes Pop » (la pouponnière du parti), dont on s’est soudain aperçu qu’il était sans papiers. Un petit tour de deux mois et puis s’en va.

Aujourd’hui, ce sont ses éphémères successeurs qui sont à la peine. En attente de l’élection de leur nouveau bureau en septembre prochain afin d’affronter les régionales en ordre de bataille. Histoire de redonner un coup de booster à leur mouvement après "trois ans de mort clinique", comme dit Le Figaro, pourtant peu suspect de mauvais esprit anti-Sarko, les Jeunes Républicains ont entrepris une tournée des plages. Avec une riche idée. Une idée à 13.000 euros précisément : à défaut de vision politique, et encore moins d’une ébauche de programme - il faudrait pour cela que le parti en ait -, ils se sont lancés dans la distribution de préservatifs.

Avec un bon goût que ne saurait renier leur patron plus haut cité, ces jeunes loups arpentent donc les plages en distribuant des capotes marquées "Merci pour ce moment" (titre du rapport sur les ébats du Président et de son ex, Valérie Trierweiler).

C’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim, comme disait l’autre…

Ces jeunes gens appellent cela "faire de la politique autrement". Certes, vous me direz qu’on sait depuis longtemps que beaucoup font de la politique en dessous de la ceinture, mais on ne nous avait encore jamais montré si ouvertement que là se trouvait leur boîte à idées… Sauf que ça ne plaît pas à tout le monde. Certaines branches régionales des Jeunes Républicains, sans doute plus « conservatrices », tordent le nez. Soutenues, d’ailleurs, par la douairière Christine Boutin.

On parle de rivalités exacerbées autour des postes à prendre. Le responsable Bastien Régnier se défend : "C'est notre première caravane depuis que nous sommes dans l'opposition. Il nous fallait d'autres modes de communication. La position du bureau national était de tenter un trait d'humour", dit-il au Figaro. "Nous voulons que les gens viennent à nous et ne plus aller vers eux avec des méthodes militantes plus agressives, comme les tracts. Ce genre d'objet attire l'œil, ça permet ensuite d'engager la conversation sur des sujets de fond."

De fond de bidet, sans doute ?

Je ne suis pas une mauvaise femme, alors je vais donner à tous ces p’tits gars un conseil pour finir l’été : pour réussir un compromis entre les tracts « agressifs » et les préservatifs ludiques, vous devriez essayer les rouleaux de PQ. La population vous en serait reconnaissante : le PQ, c’est toujours ce qui manque en camping. Ou mieux, compte tenu de l’âge des troupes républicaines, surtout celles des sarkolâtres, vous devriez peut-être miser sur les bambinettes et autres couches Confiance. Avec le logo du parti, ça serait « top classe ».

39 vues

12 août 2015

Partager

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement !

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.