Editoriaux - Politique - Société - 26 juillet 2014

Faut-il prendre l’islam au sérieux ?

Mercredi 23 juillet, un match amical de football en Autriche entre le Maccabi Haïfa et Lille a été arrêté à cinq minutes du terme, lorsque “des supporters munis de drapeaux palestiniens ont pénétré sur la pelouse et agressé des joueurs israéliens” (De Telegraaf, 24 juillet).

M. Valls se targuait le lendemain matin d’avoir anticipé depuis longue date la présente vague d’antisémitisme à laquelle est désormais confrontée la société française, lit-on dans Le Figaro du 24 juillet. Non, Monsieur Valls ! Toute l’Europe y est confrontée ! Pourquoi restez-vous dans le cadre de la “nation” ? C’est le moment de nous vendre l’Europe !

Les “élites” européennes ont activement contribué à mettre en place cette situation, où se mélangent migrations non maîtrisées, suppression des frontières, absence d’intégration (avec refus de prendre en compte la problématique côté politique), islam aux multiples facettes, ainsi que de scandaleux et permanents “deux poids, deux mesures” idéologiques (voir la chasse impitoyable aux “islamophobes”, et parmi eux ceux qui simplement s’avisaient de s’interroger sur l’expansion de l’ dans l’espace européen).

Les uns après les autres (dernier en date la Norvège, dont “les services de renseignement ont mis en garde d’un risque d’attentat susceptible d’être perpétré par un groupe de combattants de retour de Syrie”, Algemeen Dagblad, 24 juin 2014), les gouvernants européens sonnent aujourd’hui le tocsin en attendant le retour du front syrien d’un certain nombre de leurs “concitoyens”. “Concitoyens” ? Pour qui nous prenez-vous, charlots ? Non, “élites” européennes, nous ne le devons pas aux “populismes” et autres “extrêmes”, si utiles à vos jobs. Nous devons en premier lieu notre situation à votre insondable idiotie.

Mais pas toujours exclusivement la vôtre, nous en convenons. Exemple, cette entreprise hollandaise dont la démarche et l’esprit ne sont dans le fond pas si éloignés des vôtres, chères “élites” (De Telegraaf, 25 juin 2014). La plus grande entreprise de travaux publics d’Arabie saoudite (Saudi Binladin Group/SBG) a reçu récemment une commande pour la construction d’une galerie autour de la Kaaba à La Mecque. Le groupe SBG ne possédant pas la technologie pour gérer en toute sécurité le chantier de pré-démolition, vu l’extrême proximité des pèlerins, il fit appel à une entreprise néerlandaise mondialement réputée en ce domaine : le fabricant de grues Rusch.

Seul hic : pour manœuvrer les engins, l’entreprise devait trouver douze musulmans qualifiés, car chacun le sait, pas un chien puant d’infidèle ne pénètre l’espace sacré de La Mecque. Le propriétaire de Rusch, Ruud Schreijer, refusant de se convertir, ne put se déplacer pour superviser les travaux. Moyennant 10.000 euros mensuels, il trouva toutefois 12 volontaires (“de vrais garçons néerlandais“, précise-t-il, jovial), moyennant une petite conversion vite fait à l’islam.

Voici comment l’un des candidats décrit la chose : “Nous avons dû aller chercher le certificat. Pour ce faire, il y avait juste à marmonner un petit coup “Allah est grand et Mohammed est son messager” et le tour était joué.” Manifestement, personne dans cette affaire ne prend l’islam au sérieux, hommes d’affaires, ouvriers ou politiques. C’est pourtant dans les textes : on n’en sort que les pieds devant.

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