Culture - Editoriaux - People - Politique - 31 octobre 2015

Pourquoi il faudrait parachuter BHL sur Daech

Nos chers islamistes ne reçoivent plus assez de bombes modérées.

Nous savons que la barbarie russe, encore passée par là soixante-dix ans après sa victoire sur le nazisme et les félicitations du général de Gaulle, n’a pas compris que les islamistes et les terroristes chouchoutés par Obama, la CIA (un programme de 500 millions, dit-on, pour en former cinq !) et la couverture médiatique universelle (CMU) devraient être modérément bombardés par des bombes modérément coloriées, un peu comme ces ordinateurs Apple qui agaçaient Philippe Muray. On récite ce maître pour le plaisir : « Dans ce régime infantophile, il se décline en cinq couleurs de bonbons fruités : fraise, myrtille, raisin, mandarine, citron vert… »

Oui, il leur faudrait des bombes, myrtille, en effet, pour encadrer avec méthode des destructions gentilles et ludiques de Palmyre et des égorgements encore plus benoîts de conservateurs de sites patrimoniaux de l’humanité. Puis ces bombes intelligentes feraient la distinction entre les gentils terroristes modérés et les méchants – les soldats syriens, par exemple, qui défendent leur patrie contre les faux d’Allah. On compte sur les compétences technologiques du Pentagone pour vendre un jour ces armes au nouveau tsar de Berlin, pardon, du Kremlin !

Nous parlions de Muray, un de nos maîtres regrettés ! Un autre maître est notre Bernard-Henri Lévy (BHL), bien-aimé et bien léché, vieux dandy trompe-la-mort qui déclencha vocalement, sur un mode chevelu, la « révolution libyenne » dont nous avons tant profité avec les malheureux Libyens. Elle va nous ramener vingt millions de pauvres hères en plus, ce qui cadre bien avec l’agenda multiculturel voulu par nos élites politiques et le nouveau Vatican aux ordres.

Je verrais bien BHL se faire bombarder, pardon, se faire parachuter là-bas, en dépit de son âge canonique (sic), pour prêcher la guerre feinte contre sa Russie tant honnie, et le soutien aux rebelles de la mondialisation heureuse, pour haranguer aussi sur le ton tonitruant qu’on lui connaît, le ton pétaradant qui fait sa renommée, les hamsters du désert qui détalent au quart de tour depuis octobre. Il pourra aussi, notre renard du dessert, leur donner des cours gratuits de gastronomie picrocholine, notamment de cette tarte à la crème qu’il porte gluante à la chevelure depuis tant d’années, et qui lui ont gagné l’estime de tous les gourmets de sa planète télé !

Notre septuagénaire prêchera ses preux avec le remuant et briscard sénateur McCain. Il demandera à Netanyahou de cesser de parler avec Poutine. Mieux : il demandera aux copains du Paris-Qatar (au fait, l’Arabie saoudite serait vouée à la faillite d’ici cinq ans) et à la belliqueuse Lettonie d’envahir la Russie ; puis il tancera Obama, pour son inactivité (cherchez-en la raison, pour voir) et l’écroulement technologique du Pentagone. Enfin, et surtout, il passera à la télé pour leur dire sur un ton people qu’il n’aime pas la guerre et que c’est pour cela qu’il la déclenche…

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