Sur les réseaux sociaux, l’esprit de foule commence dangereusement à l’emporter sur le bon sens populaire, un point faible de l’humanité quand le bon peuple devient, sous l’influence d’un vent mauvais, une populace prête à tout. Chacun y va de son refrain pour montrer que l’islam est incompatible avec la société française, au nom du laïcisme républicain pour les uns, au nom d’un christianisme droitier, toujours prêt à jeter la première pierre, pour les autres.

Les photos et témoignages les plus horribles se succèdent sur les meurtres, décapitations et autres réjouissances barbares dont sont victimes, au Moyen-Orient, en Afrique et même en Asie, ceux qui ne se réclament pas de l’islam sunnite et, bien sûr, en particulier, les chrétiens.

Tout cela est malheureusement vrai et les Occidentaux, qui voient augmenter chaque année le nombre des musulmans dans leur voisinage immédiat, n’ont plus besoin des films d’horreur dont ils étaient naguère si friands pour se faire peur.

Car à cela s’ajoute le « sentiment » d’insécurité, les incivilités, comme disent les médias assujettis, qui multiplient les petits drames personnels et sont souvent le fait de gens qu’on appelait des racailles dans le langage populaire et qui sont plus ou moins culturellement (si on peut parler de culture) rattachés à l’islam.

Quand Zemmour envisage le retour massif des musulmans dans leurs pays d’origine en traversant la Méditerranée, s’ils refusent de s’intégrer, pourquoi pas ? Puisque la terrible sentence « la valise ou le cercueil » a bien fonctionné il y a un demi-siècle dans l’autre sens.

Pourtant, je ne peux m’empêcher d’attirer l’attention sur la question du patriotisme dans notre pays. Et si, au lieu de se focaliser sur les seules religions, nous faisions le tri sur d’autres bases comme l’amour de la patrie, par exemple ? On verrait alors qu’un certain nombre de musulmans sont plus français qu’un nombre certain d’autres Français dits « de souche » qui prêchent la culpabilité et renient notre histoire et notre culture. Un ami musulman me disait l’autre jour : “Mais où irais-je ? Mon pays, c’est la France, mon père et mon grand-père ont versé leur sang pour elle et je n’ai pas d’autre patrie.”

Le regard que nous devons porter sur l’islam, s’il doit être exigeant et vigilant, doit à tout prix éviter l’amalgame simplificateur qui aurait pour conséquence néfaste d’unifier une force qui, par essence, est diverse et plurielle.

Si la « remigration » est nécessaire pour certainement une bonne partie d’entre eux, on ne fera pas non plus l’économie d’un vrai travail d’intégration des musulmans qui passe nécessairement par l’acceptation d’une France qui s’assume.

Comme c’est déjà le cas pour le racisme et l’antisémitisme, voire l’« islamophobie », il faudrait avec la plus grande rigueur judiciaire placer l’« antipatriotisme » hors la loi.

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