La faillite de ToysЯus prédit-elle la faillite d’un système ?

Depuis quelques mois, la société ToysЯus, célèbre chaîne de magasins de jouets, est en faillite, et un article paru dans le Washington Post explique la raison pour laquelle la société risque de fermer huit cents magasins aux États-Unis.

ToysЯus explique donc que la raison de la mauvaise santé de l’entreprise est liée au déclin des naissances de ces dernières années, ce qui les prive de clients potentiels. L’article du Washington Post propose des données supplémentaire mettant en évidence la corrélation très forte qui existe entre les ventes de jouets et la natalité.

Ce que ne dit pas leur analyse est qu’aux périodes fastes, ToysЯus a été un fidèle donateur du Planning familial. Or, aux États-Unis, le Planning familial est le promoteur principal de l’avortement, notamment dans les écoles (comme en France d’ailleurs). L’avortement est responsable, en grande part, de la baisse de la natalité, et donc, par effet de ricochet, des ventes de jouets par les chaînes comme ToysЯus ! Il aurait donc été sans doute plus judicieux, pour eux, de financer les centres d’aide aux adolescentes enceintes.

Ceci n’est, hélas, que le début. En effet, la faible natalité d’aujourd’hui aura forcément des conséquences dans les secteurs économiques liés à une classe d’âge. En France, par exemple, le nombre de naissances a baissé pour la troisième année consécutive, comme le révélait Le Figaro en janvier dernier. En 2017, 767.000 bébés sont nés en France : 17.000 de moins qu’en 2016, soit une chute de 2,1 %. Ces 17.000 enfants en moins, ce sera, dans un premier temps, moins de ventes de produits nécessaires aux bambins, puis, six ans après, moins de produits pour les enfants scolarisés. Et quelques années après, moins de produits pour “la jeunesse”, les “ados”. Et ainsi de suite…

Jusqu’à présent, le combat pour la vie a été mené par des conservateurs motivés essentiellement par le respect de la dignité humaine. Peut-être verra-t-on, dans un futur pas si lointain, des libéraux manifester avec des pancartes du genre : « L’avortement conduit au chômage » ou encore « Pour sauver nos retraites, stop à l’avortement ».

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