Boulevard Voltaire a exhumé jeudi soir une photo du profil Facebook de celle qui se présente comme la sœur du braqueur de Nice. On y voit deux gamines style “cassos” assumé, posant fièrement avec des armes (réelles ?) à la main. En légende photo, le doux commentaire d’Océane Asli : « On parle pas, on te tire dessus. » On sait à peu près où on met les pieds. Et pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour sur le profil 3 pour voir dans quel contexte évoluait Anthony Asli. Bien sûr, on ne peut pas juger quelqu’un sur la base d’une seule photo postée il y a un an. Ni sur les commentaires accumulés. Mais l’ensemble éclaire sur l’univers pitoyable, crasseux et grotesque où évoluait le fiston. Un univers sans bouquin, sans culture, où la télé et les jeux vidéo devaient régner en maître.

Parole à la défense : Alexandra, compagne du braqueur 4, se confie dans Le Figaro. Attention, accrochez-vous, la dame a fait preuve de bonté : « Oui, nous avons même appelé les jeunes au calme. Si on l’avait voulu, cela aurait pu vraiment dégénérer. » Elle ajoute : « Mais nous avons été élevés ainsi, dans le respect de la justice. » Oui, il fallait oser. Nous dirons donc qu’Anthony a juste un peu dévié des leçons familiales. Oh, on n’est pas à 14 condamnations près… Et puis, poursuit la jeune femme, « C’était un gamin tellement gentil, je suis sûre qu’il n’a pas touché au bijoutier, il en était incapable. Il était amoureux, il aimait la vie, il allait être papa… Simplement, il était influençable. […] Il venait de faire deux ans de prison pour un vol de scooter et, là-bas, il a sans doute rencontré des voyous… »

Seulement voilà, la destinée de la jeune racaille s’est crashée le 11 septembre dernier, et ce n’est pas un complot. Cette fois-ci, il a rencontré le ras-le-bol d’un homme à bout. Un bijoutier qui a dit stop, après s’être fait une fois de plus agresser et dévaliser par un pauvre jeune en difficulté…

L’écho de ce drame résonne à fond sur les réseaux sociaux. Parce que, de nos jours, Facebook est devenu la face B de la réalité. Sur les pages au liseré bleu, la guérilla fait rage : d’un côté, la maigre cohorte des soutiens du braqueur qui s’est fait flinguer ; de l’autre, les plus de 1.600.000 personnes qui « aiment » la page de soutien au bijoutier. Des médias ont essayé, sans y croire, d’expliquer que la page était truquée, que ce n’était pas possible que tant de gens soient d’affreux réactionnaires. La réalité fait mal.

De son côté, Guy Birenbaum, en homme de gauche tolérant à souhait, s’est fendu d’un billet sur le Huffpost dans lequel il explique pourquoi… il a supprimé ses amis Facebook qui avaient aimé ladite page. « Et après les “Like” on passera au “Lynche”, c’est ça ? Je ne m’y résous pas. C’est mon droit ? », dit-il avec sa pondération habituelle.

C’est comme ça, mon gars. Si Charles Bronson revenait parmi nous, il serait élu au 1er tour !

Notes:

  1. NDLR : Depuis vendredi soir, le profil est passé en mode privé.
  2. NDLR : Le Figaro a présenté par erreur Alexandra comme étant la soeur du braqueur.
  3. NDLR : Depuis vendredi soir, le profil est passé en mode privé.
  4. NDLR : Le Figaro a présenté par erreur Alexandra comme étant la soeur du braqueur.

21 septembre 2013

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