Face aux fractures du système éducatif, la nécessité des écoles hors contrat plus actuelle que jamais
C’est une « victoire pour le hors contrat » dont se félicite la présidente de Créer son école, Anne Coffinier. Le ministère des Armées a annoncé ce mercredi à la fondatrice de l’Institut Kairos qu’une « circulaire interdisant toute discrimination à l’encontre des élèves issus des lycées privés hors contrat sera signée cette semaine, puis immédiatement diffusée ».
Le hors contrat obtient gain de cause
Une décision réconfortante pour les parents ayant fait le choix de l’école libre, après les révélations faites en juillet par la militante pour la liberté scolaire sur les critères éliminatoires auxquels se heurtaient les élèves issus de lycées hors contrat souhaitant intégrer le Prytanée national militaire de la Flèche, l’un des lycées de la Défense.
Le ministre des Armées, Catherine Vautrin, avait jugé cette « situation […] totalement inacceptable » après le signalement effectué par Anne Coffinier, et son cabinet confirme aujourd’hui la mise en œuvre de mesures allant dans ce sens.
🔴VICTOIRE POUR LE HORS CONTRAT !
Le cabinet du ministre vient d’informer Créer son école qu’une circulaire interdisant toute discrimination à l’encontre des élèves issus des lycées privés hors contrat sera signée cette semaine, puis immédiatement diffusée.
Cette décision… pic.twitter.com/A2adBj3aZA
— Anne Coffinier (@AnneCoffinier) September 2, 2026
À ce sujet — [POINT DE VUE] Nouvelle affaire des fiches : les prépas militaires interdites aux élèves du hors contrat !
Au lendemain de la rentrée scolaire, cette annonce conforte même l’idée qu’une entente est possible entre les établissements libres et l’État. À l’aube des élections sénatoriales et présidentielle, qui auront des conséquences décisives sur l’avenir de l’enseignement, la Fondation pour l’École, pilotée par Michel Valadier, espère même une coopération intelligente entre les pouvoirs publics et les établissements hors contrat, qu’elle estime indispensables pour « répondre à la crise éducative » française.
Un système public en crise
Une crise que la Fondation, qui « agit pour un renouveau éducatif en France » depuis 2008, résume en trois fractures : fracture de confiance entre les Français et l’école, fracture financière et fracture territoriale.
Seul un Français sur trois se déclare en effet aujourd’hui satisfait des relations entre l’école et les parents d’élèves, alors que les incidents graves dans les collèges et lycées ont augmenté ces dernières années, atteignant 14 faits pour 1 000 élèves en 2026, contre 10,2 en 2020. Au printemps 2025, 186 armes blanches avaient par ailleurs été saisies dans des établissements scolaires à l’occasion de contrôles.
Sur le plan financier, le coût du système public français pour les finances publiques s’élève à 9 944 euros par an et par enfant. Un montant qui tombe à 5 361 euros dans le privé sous contrat, avant de devenir nul dans le privé hors contrat. Si la Fondation pour l’École souhaite remédier à cette inégalité en défendant notamment la création d’aides laissant davantage de liberté aux familles, à l’image d’un ticket scolaire attribué à chaque foyer, elle rappelle toutefois que l’enseignement privé permet déjà à l’État d’économiser pas moins de 10,7 milliards d’euros par an.
Enfin, sur le plan territorial, les 4 878 fermetures de classes prévues à la rentrée 2026 dans les établissements publics et privés sous contrat touchent d’abord les ruralités. Quelque 13 600 communes ne disposent ainsi plus d’école sur leur territoire. Une inégalité à laquelle le secteur privé hors contrat a su répondre en répartissant 31 % de ses établissements créés en 2026 dans les zones rurales.
La « vitalité » du hors contrat
Alors qu’il n’enregistre qu’une quinzaine de fermetures par an, un chiffre stable ces dernières années, et compte 129 ouvertures en 2025 et 2026, « le mouvement des créations d’écoles libres ne se tarit pas », fait remarquer la Fondation pour l’école. Ainsi, elle invite les décideurs politiques « soucieux de réformer le système » à « s’appuyer sur un écosystème hors contrat qui a fait la preuve de sa vitalité » et qui de ce fait, attire à lui « les familles [qui] n’ont jamais été aussi nombreuses à s’intéresser à ce secteur ».
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23 commentaires
Comme dirait la ministre cela ne concerne pas les pauvres qui n’ont pas les moyens de payer à leurs enfants de écoles hors contrat .
Il y a des bourses et la scolarité n’est pas élevée par rapport aux résuktats !
Il serait très souhaitable +++ que la Fondation St Mathieu s’intéresse de près aux écoles hors contrat, et pas « seulement » à l’école privée sous contrat
Ceux qui en ont les moyens et ils sont nombreux parmi les élus, évitent à tout prix de mettre leurs enfants dans l’école publique devenue la fabrique des crétins au nom de l’égalité des chances !
réponse a Maurice Joly/
Effectivement nos politicards connaissent parfaitement l’état de délabrement financier et pédagogique de l’Éducation soit disant Nationale. Pour preuve le très éphémère Pap Ndyiaye ministre de l’Éducation nationale a fait ses études à l’École Alsacienne bien connue pour n’accepter que les pauvres.
Idem pour le jeune ministre et pauvre Gabriel Attal lui aussi à l’Ecole Alsacienne.Incroyable le nombre de pauvres qui on été à l’Ecole Alsacienne. Sans compter la fabuleuse ministre des Sports ,Amélie Oudéa Castera qui vantait les mérites exceptionnels de l’Éducation Nationale en ayant néanmoins pris la précaution de mettre tous ses enfants dans le privé..
Même un député LFI qui mettrait sa fille à Versailles dans un lycée privé.
Décidément qu’auraient donc de plus les établissements privés honnis officiellement de nos politicards?
Toue à fait vrai, mais ils ne s’en vantent pas.
Pourquoi dénigrer les écoles hors contrat ??? Car elles fonctionnent beaucoup mieux que les écoles sous contrôle de l’état, avec toute l’armadat d’enseignants, de controleurs de tout poil , des psychologues etc etc avec les résultats que l’on constate année après année, un désartre. Vive l’école libre ..
Toue à fait vrai, mais ils ne s’en vantent pas. C’est une évidence…
Par le niveau désastreux qu’elle a atteint ,l’éducation nationale française va être la première instance à mettre à bas notre devise liberté ,égalité ,fraternité .Les parents qui en auront les moyens enverront leurs enfants dans les écoles étrangères .C’est l’égalité comme la conçoivent les vacanciers du Cap Ferret.
L’école publique fabrique des abrutis et des crétins depuis des décennies, preuve du niveau des politicards particulièrement à gauche.
Déjà dans les années 40, la supériorité du Privé sur le Public était évidente. Autrement dit la légende des Hussards noirs de la république n’est qu’une fable. Les enseignants du public étaient déjà moins motivés.
Les parents ont quand méme le droit de mettre leurs enfants ce qui est bon pour eux quand méme dans les établissements souhaité pour leurs éducations.
Pour les parents qui peuvent se le permettre c’est la solution, un meilleur niveau, encadrement, des profs pas en grève, pas de programme EVARS je crois
Moi qui suis toujours allé à l’école publique et laïque, je proposerais simplement de mettre de l’ordre dans l’enseignement de le dépolitiser et mettre certains profs au travail (je sais je vais me faire des amis) de remettre de la discipline et de ne rien laisser passer même pas une baisse de niveau comme on le fait depuis 60 ans. Si le cours est intéressant les élèves l’écoutent et en tirent profit. C’est à dire une réforme complète impossible à faire à cause des syndicats. Quant aux écoles hors contrat foutons-leur la paix si elles remplissent leur mission elles sont d’ailleurs nécessaires aussi ne serait-ce qu’au nom de la liberté et pour le moment elles ne sont pas contrairement à l’école publique contre l’élitisme dont nous avons besoin.
“Si le cours est intéressant, les élèves l’écoutent et en tirent profit.” Pour avoir côtoyé pendant des années des enseignants en ZEP, je peux affirmer que cette assertion est malheureusement (et de plus en plus) détachée des réalités de ce monde. Le problème n’est pas la qualité du cours, le problème est la possibilité qu’à l’enseignant de faire cours devant des élèves qui n’en ont rien à f… C’est la raison principale qui conduit les parents à choisir l’enseignement privé ou hors contrat ou la motivation des élèves et la discipline sont non nulles.
Bien
Cette discrimination était une honte pour l’Armée dans son ensemble. L’Armée, ce doit être justement le lieu où aucune discrimination n’est possible, ni même pensable.
1ère rentrée pour ma fille demain en collège hors contrat.
J’avais laissé sa chance au public pour la 6ème mais maintenant j’ai compris : Veni, vidi, discessi !
Les sujets du type « contrat versus hors contrat », « Laïc contre catho » sont typiquement les types de sujets que la classe politique, mais également les Français adorent. Pendant ce temps-là on ne débat pas sur le fait de comprendre pourquoi il existe des méthodes d’enseignement « qui marchent » et pourquoi d’autres conduisent à la catastrophe ? Or aborder ce type de sujets est inacceptable pour les idéologues qui depuis des dizaines d’années ont conduit les Français, générations après générations, à devenir de plus en plus analphabètes et incultes dans absolument tous les domaines !
C’est offrir un boulevard aux écoles coraniques !