Cette fois, c’est sûr : Hollande est maudit. Son intervention télévisée, censée faire la une des , a été balancée dans le ruisseau par une info reléguant le 11 septembre à une blague de potache. La journée de à peine entamée, dans les chaumières et les HLM, c’est de Nabilla qu’on cause.

La jolie garce a pété un câble. Façon Marilyn Monroe, mais en plus crade et sans cacheton. Une sortie de piste en décolleté plongeant. Un bang de silicone manière Hindenburg 1937.

Les news défilent à la volée. On convoque des caméras vidéo, des témoins. Le pitch qui fait pschitt et qui gicle dans nos mains. Une nuit chaudasse, des cris sauvageons, des corps à l’assaut. On l’imagine en nuisette sexy, son braquemart métallique à la main, pointant son amant comme à la station des Lilas. Une fumée poudreuse, le rouge vif qui déchire les draps, puis les sirènes, le scoop, le malaise. Un parfum de femme, toujours un parfum de femme. Le garçon agonise, l’amante religieuse a percé la frontière de sa peau, passagère clandestine d’une jetable. Devant le corps secoué de spasmes, elle aurait appelé les pompiers « non mais, allô, quoi » en parlant d’une agression par trois hommes. Romancière de l’incertain, prix Congourde du live, elle aurait pu le châtrer, cela aurait eu la classe d’un film nippon ni mauvais. On se contera du lardage en règle.

Le frère de la téléréaliteuse, Tarek, a déclaré sur BFM que sa « sœur et la violence, ça fait trois ». Laurence Pieau, rédactrice en chef de Closer, a quant à elle rappelé que les deux gens formaient un couple dont « les rapports sont extrêmement tendus », il y a déjà eu « des chambres d’hôtel fracassées »… Mais ce serait la dernière émission de “Touche pas à mon poste”, où elle est chroniqueuse depuis la rentrée, qui aurait fait déborder le verre de vodka pomme : Nabilla y avait donné une accolade jugée trop appuyée, provoquant la jalousie de son prince charmant.

On pourrait donner un coup de pied dans le sordide, mépriser cette info minable, cette banale guérilla de couple dont la multiplication déborde chaque jour des tribunaux. C’est plutôt ce qu’elle dit de nous, de cette société lisse à la télé, dégueulasse une fois le studio éteint, qui vaut la peine d’être reluquée. On nous vend un rêve qui, en plus d’être fade comme un discours de Hollande, est pourri comme un congrès de l’.

Finalement, avec sa tentative de tuer son James bande, Mata Harissa du vide, espionne de nos dégoûts, est la starlette que l’on mérite. L’affaire fera du buzz, les revues bien grasses vont crouler sous les ventes et d’aucuns crieront sans doute au complot du Mossad. D’ailleurs, à ce propos, l’info selon laquelle un des seins de Nabilla aurait explosé pendant la baston a été démentie par Dany Cohn-Bendit.

Foutre, bobards et vidéo : le menu est indigeste mais il n’y a pas que Zemmour dans la vie !

7 novembre 2014

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