“Français, Françaises, mes chers compatriotes,

J’ai décidé d’intervenir ce soir sur toutes les chaînes pour vous annoncer que j’ai pris la plus grave décision de mon quinquennat. Les émeutes qui transforment certaines rues de nos villes en véritables champs de bataille, les nombreux blessés qui en sont les conséquences, le déchaînement de bandes organisées contre nos forces de l’ordre, en violation de toutes nos lois, les centaines de millions de dégâts causés aux villes, aux commerces, aux voitures. Tout cela n’est pas acceptable. Ceux qui ne sont pas d’accord avec nos décisions ont le droit de manifester (un droit essentiel, un droit constitutionnel) mais ils doivent le faire dans le cadre de nos lois. , la loi n’est plus respectée.

La violer à ce point n’est pas admissible. Aussi ai-je pris la décision, dans le cadre de l’état d’urgence voté par le Parlement, de prier le Premier ministre d’ordonner aux forces de l’ordre, et le cas échéant aux militaires du plan Vigipirate, de procéder à l’évacuation définitive de toutes les places publiques, d’interdire de nuit comme de jour tous les rassemblements et manifestations d’où qu’ils viennent et de faire procéder aux interpellations de toutes les personnes qui n’obtempéreraient pas immédiatement aux ordres policiers et de les faire déférer devant la justice.

J’ai prié M. le Premier ministre de faire procéder à la dissolution des mouvements qui démontrent depuis des années qu’ils ne sont composés que de casseurs : les antifas, les Black Blocs, les No Border et autres associations axées sur l’agressivité qui ne doivent plus avoir droit de cité. J’ai demandé que ces ordres soient exécutés dès ce soir 23 heures.

J’ai prié M. le garde des Sceaux de donner des consignes de grande fermeté et rigueur aux procureurs généraux et procureurs de la République pour poursuivre tous les délits et contraventions constatés lors de ces manifestations.

Il n’est pas possible d’accepter plus longtemps ces rassemblements et manifestations où la violence est inéluctable, même si elle est le fait d’extrémistes, et qui se termineront tragiquement, tôt ou tard. Déjà, un policier est entre la vie et la mort, atteint par un pavé. Des dizaines de commerçants ont dû fermer boutique. Le mobilier urbain a été partout saccagé. Nous avons même vu des jeunes qui se disent étudiants abattre sauvagement un lampadaire comme s’il s’agissait d’un trophée. En cette période où la menace terroriste reste très vive, voire imminente, nos gendarmes, nos policiers, nos militaires ont une mission autrement plus importante que de réguler ces mouvements de protestation à l’encontre d’une loi qui reste méconnue de la plupart des manifestants.

Le droit syndical, le droit de manifester, je le répète, sont inaliénables.

Mais force doit rester à la loi. C’est l’ordre que je viens de donner à l’ensemble de nos forces de l’ordre.”

Par délégation de Floris de Bonneville ou de Boulevard Voltaire puisque, évidemment et vous l’aviez compris, cette allocution est un « fake », comme l’on dit dans le langage des réseaux sociaux. Ce discours ne sera jamais prononcé. Notre Président n’en a ni la volonté ni le courage. Il est incapable de faire face à la rue, incapable de prendre une telle décision qui, au vu de la révolte grondante, devrait s’imposer à sa fonction. Notre Président n’est pas le chef dont nous avons besoin. Force ne restera donc pas à la loi.

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