Un sondage Odoxa pour Winamax et RTL publié dimanche 27 mars révèle que 79 % des Français sont opposés à l’annulation de l’ qui aura lieu du 10 juin au 10 juillet en France. À ceux-là, je répondrai que la télésurveillance ne protège pas, elle est un outil à la détection. , lorsqu’un terroriste déclenche sa ceinture d’explosifs, il est bien trop tard. D’aucuns me diront qu’il y a des gens pour fouiller. C’est méconnaître les ruses de l’infiltration dans un endroit surveillé par des vigiles. Et, pour conclure, je dirai tout simplement que ce n’est pas aux sondés de juger si on doit ou ne doit pas maintenir les jeux, mais aux responsables de ce pays, lesquels doivent faire acte de courage et de responsabilité lorsqu’il s’agit de sauver des vies.

Je suis convaincu que tout professionnel de la sécurité prônerait le boycott de l’Euro 2016 ou bien son déroulement à huis clos. Pourtant, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont décidé de maintenir l’Euro 2016, arguant qu’il fallait montrer aux terroristes que les Français n’avaient par peur : le fameux “Même pas peur” entendu place de la République et qui, soudain, perdit de son aura lorsqu’on entendit retentir, non loin de la place, ce qui s’apparentait au bruit d’un coup de feu, et qui déclencha une panique de centaines de Parisiens, lesquels quittèrent les lieux affolés en courant dans le zig et dans le zag, piétinant au passage tous les symboles du souvenir placés autour de la statue de Marianne.

Il y a un grand principe en matière de sécurité : c’est l’évaluation des risques possibles dans une conjoncture d’insécurité, d’autant plus lorsqu’elle est frappée du sceau du terrorisme. Ainsi, c’est après l’analyse d’une batterie d’indicateurs que l’on peut prendre telle ou telle décision. S’agissant des indicateurs de risques qui concernent notre pays, on pourrait cumuler celui du nombre de terroristes infiltrés dans notre pays (plus de 1.000), le nombre de tentatives d’attentats avortés et découverts par nos services de renseignement et le climat délétère dans lequel l’Euro 2016 va se dérouler.

Assurément, la décision du Premier ministre tient compte des intérêts économiques que cet Euro 2016 est censé rapporter à certains. Comme disait André Malraux : “Qu’est-ce qu’une vie ? Rien ! Mais rien ne vaut une vie.”. Alors, si par manque de responsabilité et de courage politique, il advenait que quelques terroristes se fassent exploser dans les fan zones et que l’on déplorât plusieurs centaines de morts, que diront les familles, sans parler des médias qui n’auront de cesse de critiquer le manque de discernement du gouvernement ? Allons-nous encore et toujours jouer les pleureuses et s’en remettre à la fatalité ? Curieusement, l’état d’urgence ne s’impose pas à l’ordre marchand…

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