Pour être Charlie, la Belgique invente les « cours de rien »

Des « cours de rien ». L’expression n’est pas française mais belge et pourrait être reprise par tous les Occidentaux exaspérés par leurs ministres de l’Éducation respectifs, qui semblent s’être donné le mot pour brasser du vent et des « valeurs » imaginaires.

Jusque récemment, les enfants belges avaient des cours de religion ou de morale obligatoires. Mais comme chacun sait (merci Marx !) que la religion est l’opium du peuple et que la morale est une invention fasciste pour bourrer la tête des écoliers de stéréotypes patriarcaux, il était temps de libérer les têtes de moins en moins blondes.

Le ministre de l’Éducation belge a donc décidé d’offrir une troisième alternative aux écoliers en instaurant de très sérieux cours de « philosophie citoyenne ». En clair, comment être un bon Charlie. En effet, le concept a été imaginé après les attentats perpétrés contre Charlie Hebdo et n’a qu’un but : transmettre les bases du « vivre ensemble » à tous les enfants inscrits dans les écoles belges sous contrat avec l’État.

Même constat qu’en France : moins les différents peuples qui cohabitent arrivent à vivre ensemble, plus les autorités répètent des mots vides de sens comme pour mieux dissimuler leur incapacité à gérer la fracture ethnique ou à stopper la menace terroriste.

À la base, l’idée de ces « encadrements pédagogiques alternatifs » était de faire travailler les enfants sur « des questions de citoyenneté » dans un « souci de neutralité » : ça ne veut tellement rien dire que les Belges les ont renommés « cours de rien ».

Au-delà du contenu bien obscur, la mise en place de ces cours l’est plus encore : une décision prise précipitamment et imposée à des professeurs qui peinent déjà à trouver quelques minutes pour enseigner les mathématiques. Toute ressemblance avec la réforme française des rythmes scolaires et ses « temps d’activités périscolaires »

Comme en France, le ministre de l’Éducation belge a fait quelques concessions devant le tollé provoqué : les professeurs auront un délai supplémentaire de quatre mois pour mettre en place les EPA. Mais le ministre insiste pour vanter les mérites de ces nouveaux cours pétris de « sens », de « pédagogie » et de « travail d’autonomisation ». Les enfants ne sauront toujours pas lire mais ils seront Charlie, et ça, ça pourrait bien nous sauver d’un attentat. Najat n’en pense pas moins.

Ces « cours de rien » sont comme le reste, en comme en France : de l’enfumage pour ne pas aborder les questions qui fâchent. À commencer par celle de l’immigration massive, et de sa conséquence l’islamisation. Islamisation qui a elle-même pour conséquence, peut-être collatérale mais non moins réelle, le terrorisme islamiste.

La question du relativisme également, qui pose sur le même plan « toutes les religions » tout en refusant de reconnaître que l’islamisme a un lien avec l’islam.

La question de la perte des valeurs, qui pousse des petits « de souche » dans les bras les moins fréquentables de l’islam et que les « valeurs Charlie » de la religion laïque ne combleront jamais.

La question de l’Éducation nationale, enfin, qui a mille fois prouvé sa nocivité depuis qu’elle a cessé d’instruire pour mieux endoctriner…

En attendant, les enfants ne savent plus lire, et les attentats se multiplient.

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