Jeudi 26 décembre, Jean-François Copé a demandé à François Hollande de « prendre acte de son échec » et d’opérer « un changement de politique économique ».

Depuis :

– François Hollande a retourné un peu plus sa veste économique ; il veut chausser des bottes plus libérales (mais elles sont très grandes pour lui) ;

– Frédéric Lefebvre, ancien secrétaire d’État, déclare être prêt […] à accompagner le changement de politique envisagé par F. Hollande : « Sur certains sujets stratégiques, on doit pouvoir faire une unité entre la droite et la gauche » ;

– Le Front de gauche, au bord de l’implosion, s’inquiète – selon Le Figaro – du virage « libéral » de Hollande ;

– Notre cher Président annonce qu’il veut gouverner par ordonnance.

C’est peut-être le début des bonnes nouvelles ! Les annonces de Hollande (qui n’engagent que ceux qui y croient) pourraient répondre à la demande solennelle de J.-F. Copé. Le soutien de F. Lefebvre est-il le début d’une union nationale ? L’inquiétude du Front de gauche n’est que la classique dialectique marxiste : déstabiliser la « super structure ». C’est la stratégie connue du « Prenez le pouvoir, pas les responsabilités ». Enfin, vouloir gouverner par ordonnance après deux ans de pouvoir montre que François Hollande n’a plus de marge de manœuvre. Il sait qu’il ne résoudra pas les problèmes du pays avec sa « majorité » (en fait, cette majorité, c’est le régime des partis, bazar ambulant de la IVe République).

Oublions un instant toutes nos querelles et différends. Soyons idéalistes, attentifs à la souffrance de la France, et conquérants ! Allons plus loin et imaginons :

– François Hollande fait amende honorable. Il crée des alliances cohérentes. Il organise une réunion à huis clos avec des adversaires volontaires. Il leur dirait : « OK, la France va mal, je vais reconnaître que je me suis trompé sur les solutions. Préservons la stabilité du pays et, dans son intérêt immédiat, mettons-nous d’accord : gouvernons ensemble pendant trois ans. » Il nomme un Premier ministre mesuré et un gouvernement technique. Il construit un pacte « à l’allemande ».

– Il fait lister dix points fondamentaux sur lesquels les Français sont en accord. Par exemple : dans une économie moderne, il faut développer les entreprises, modérer les dépenses, développer les compétences. Il faut copier les meilleures idées économiques appliquées dans le monde, sans œillères politiques ; l’argent honnêtement gagné ne sent pas mauvais ; chacun peut réussir et l’État favorise les initiatives de progrès.

D’aucuns diront que tout cela n’est qu’utopie. C’est vrai. Mais faisons une révolution nouveau genre : construisons un consensus ! Il y a trop de problèmes en France pour ne pas oser essayer ! Dans la Ve République, le chef de l’État, au-dessus des partis, doit être capable de transcender les clivages et rassembler les talents.

Où est l’homme providentiel qui saura valoriser tous les atouts de notre beau pays, et le faire grandir ?

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