Ce qui est fascinant, avec , c’est sa capacité à affirmer tout et son contraire – surtout son contraire -, à avancer l’explication la plus improbable, avec l’assurance d’un… .

Cette semaine, le président de la région PACA est passé sur le grill de l’émission “Cash Investigation”.

Soumis à la question de la journaliste Élise Lucet au sujet du financement du stade de , il a, selon l’avis largement majoritaire, passé un sale quart d’heure. Il n’y a pas lieu, ici, de revenir sur le fond de l’affaire. Juste rappeler quelques faits et fournir un humble décryptage de téléspectateur attentif.

L’enquête journalistique a donc porté sur le coût, bien plus élevé que la moyenne, de ce stade de 35.000 places, l’Allianz Arena, fourni par l’entreprise Vinci, selon le fameux mode PPP (partenariat public-privé).

Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est la publication d’un rapport de la Chambre régionale des comptes l’an dernier, qui a provoqué l’ouverture d’une enquête préliminaire – de la justice, cette fois. Peu importe pour Estrosi, il a expliqué qu’il pensait compter mieux que la CRC. Estrosi annonce qu’il a porté plainte pour avoir accès au dossier, comme ils disent tous… Alors tout va bien !

On passera sur le pénible épisode de la bataille du coût de construction par place de stade. Puisque l’OGC Nice est en tête du championnat, avec une fréquentation en hausse, ça pardonne tout. Il paraîtrait même que l’Euro 2016 de football, en , a été sauvé par Christian Estrosi, qui est arrivé à faire construire ce stade à temps…

Pendant qu’il énonçait ses vérités, la voix chevrotante de fausse indignation, en brandissant des documents visiblement inappropriés, griffonnés – des brouillons de preuves, en somme -, un site Internet spécialement créé tentait de démonter les accusations et son compte Twitter mitraillait la Toile d’une quarantaine de messages à l’appui de sa . Pour un innocent, il se défend beaucoup…

Si Estrosi ne s’est pas mis à table sur l’affaire du stade, il a néanmoins fait raboter le bureau du nouveau maire de Nice, Philippe Pradal. La presse révélait, cette semaine, que dans l’hémicycle du conseil municipal, le bureau du maire, auparavant surélevé, avait été descendu au même niveau que celui des deux premiers adjoints, donc de l’ancien maire Estrosi, puisque désormais celui-ci occupe la fonction de premier adjoint. Interrogé sur ce dossier (des fauteuils municipaux), Christian a expliqué sans rire qu’il s’agissait de ne pas gêner la vue des collaborateurs assis derrière lui.

Peu importe que Philippe Pradal fasse une bonne demi-tête de moins qu’Estrosi…

Le ridicule ne tue pas, il est président de PACA.

22 octobre 2016

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