Erdoğan valide, confirme et décrit les modalités du Grand Remplacement !

L’on se souvient de Robert Ménard quittant fort à propos le plateau d’Ardisson, conséquemment à une énième reductio ad hitlerum à son adresse, et l’on a vu récemment le Premier ministre néerlandais Mark Rutte ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel subir le même funeste sort. À ceci près que l’invective ne vint pas d’un quelconque entre-soi microcosmique parisien, rompu au dîner de cons télévisé ou autre épicurisme de l’insulte répugnante et gratuite, mais bel et bien d’un potentiel postulant à la candidature européenne, le susnommé sultanat du Bosphore. Épisode soulignant, s’il en était, une certaine parenté méthodologique entre les petits cuistres télévisés du 75 et le sultan exalté du Bosphore, qui bosse fort à être tout aussi ridicule, mais sans doute moins comique et bien plus dangereux.

Du coup, Robert Ménard se retrouve en bonne compagnie, avec Merkel et Rutte, nazis s’il en est. Et notre ex-membre des Jeunesses communistes « Mutti » de se retrouver, ainsi, en première page et sur fond rouge du journal pro-gouvernemental turc Güneş, en grand uniforme SS, affublée de l’immanquable petite moustache et de l’inévitable swastika. Au lendemain de l’élection d’Erdoğan à la présidence turque, Le Monde du 11 août 2014 soulignait, d’ailleurs, que ce dernier, « tonitruant et populiste », s’était coupé depuis 2008 de la Turquie libérale tournée vers l’Europe, et rappelait fort à propos l’une de ses saillies du temps où il était maire d’Istanbul : « La démocratie, c’est comme le bus. On descend quand on arrive au terminus. » Ce que confirme son projet de renforcement des prérogatives présidentielles…

Quant au foutoir provoqué par son interventionnisme auprès des diasporas allemande et néerlandaise, et suite aux interventions musclées de la police à Rotterdam, il le commente en ces termes (réunion électorale à Eskişehir, dans l’ouest de la Turquie, De Telegraaf, 17 mars) : « En quoi ceux qui ont laissé leurs chiens mordre mon frère diffèrent-ils des gladiateurs de Rome ? » Lorsque le petit moustachu évoque « son frère », l’on peut sans hésiter comprendre « compatriote » mais également, et surtout, « musulman », ce que confirme son ministre des Affaires étrangères (16 mars) en affirmant que l’Europe se dirige vers « des guerres de religion ».

Au cours de ce même meeting, Erdoğan précise, à l’adresse de ses expatriés : « Là où vous habitez et travaillez, c’est votre patrie. Envoyez vos enfants dans les meilleures écoles. Faites que votre famille habite dans les meilleurs quartiers. Roulez dans les meilleures voitures. Habitez dans les plus belles maisons », mais, par-dessus tout, conclut-il, et « afin d’influer et de peser sur les sociétés d’accueil, n’ayez pas trois mais cinq enfants » ! Cela ne vous dit rien ?

Ici, on vous flanque des procès en xénophobie aux fesses pour des propos similaires : cela s’écrit « Grand Remplacement ». Rajoutez à cela son arrogance lors d’un meeting antérieur en France, où il harangua sa diaspora en ces termes : « L’assimilation est un crime contre l’humanité », nous commençons à comprendre où ces hommes de paix veulent en venir, au grand ahurissement de nos politiques abrutis, et plutôt deux fois qu’une.

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