Editoriaux - Histoire - Justice - 22 mars 2017

Enquête sur les lycéens et la radicalité : la vision irénique du CNRS…

Les lycées sont les miroirs de la jeunesse française. Et, selon leur localisation, ils sont à l’image de leur environnement. Pour s’en convaincre, il n’est qu’à voir la différence entre un établissement parisien et celui d’une petite ville de province.

Mais il existe un gouffre entre les lycées lambda et ceux plantés au cœur des cités, dont il me semble faux de dire qu’elles sont sensibles : elles sont proprement invivables pour qui ne partage les us et coutumes qui s’y imposent au mépris de la nation, entre délinquance débridée et intégrisme religieux.

Une étude du CNRS, effectuée auprès de 7.000 élèves, et « qui s’inscrit dans le cadre de l’appel à projets “attentats recherche”, lancé en novembre 2015 par le président de l’institut de recherche, après des attaques terroristes » (source : lefigaro.fr), démontre que seule « une minorité de jeunes musulmans adhère au “fondamentalisme” ». Rappelons qu’au départ, les nazis n’étaient, eux aussi, qu’une minorité !

Cela n’est donc pas rassurant, particulièrement si la majorité en question reste silencieuse face aux agissements de ladite minorité. Or, en matière d’intégrisme islamique, l’Oumma fonctionne à plein régime, pour des raisons évidemment religieuses, mais aussi économiques.

Car la frontière entre délinquance omniprésente et radicalisme religieux dans les cités est, en effet, poreuse. Pour mémoire, Mohammed Merah, Amedy Coulibaly, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, terroristes musulmans agissant au nom de leur foi, avaient tous été condamnés par la justice pour des faits de délinquance.

Comme l’explique le commissaire de police et criminologue Julien Dufour, « l’histoire du “néo-terrorisme” rejoint celle du “néo-banditisme” des cités. Elle est l’œuvre de jeunes hommes et de jeunes femmes ayant grandi dans le même environnement, mais ayant choisi à un moment de basculer dans la voie du fanatisme » (source : atlantico.fr).

Aussi, lorsque les sociologues du CNRS Olivier Galland et Anne Muxel parlent, à propos des lycéens, d’une « majorité rassurante et [une] minorité inquiétante », c’est une vision quelque peu irénique.

Les lycéens sont souvent en quête de sens, donc particulièrement malléables. En leur promettant le salut de l’âme, la radicalisation peut ainsi s’avérer alléchante. Si ce salut passe par une violence qui peuple déjà leur quotidien, elle est à présent sacralisée par des versets du Coran.

Sans la nécessaire fermeté des pouvoirs publics, il est à craindre que le radicalisme islamique dans les lycées prenne une tout autre ampleur et s’étende à l’ensemble des établissements français. Quant à l’Éducation nationale, il serait temps qu’elle mette un terme à cette exaltation de la différence, laquelle participe grandement du problème : la France doit être une et indivisible, c’est comme cela qu’elle opposera sa force à un islam génétiquement séditieux.

La pénétration du radicalisme dans les lycées est une bombe à retardement : soit on la désamorce, soit elle explosera. On attend avec impatience les démineurs !

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