Editoriaux - Justice - 8 mai 2015

En Hollandie, poignarder une femme mérite la remise en liberté

Un homme dans la nuit du 28 au 29 avril tente de tuer une prostituée de 47 ans durant l’acte sexuel en la poignardant.

Ce fait criminel se déroule à Chevry-Cossigny en Seine-etMarne près de Moissy Cramayel. La dame exerçait le plus vieux métier du monde dans sa camionnette garée sur le bas-côté de la D 471. Profitant que cette dernière lui tournait le dos le quidam lui porte six coups de couteaux. Heureusement aux cris de la victime une de ses « collègues de travail» se trouvant à proximité de l’endroit, se précipite au secours de sa consœur et met en fuite l’individu. La police judiciaire de Melun chargé de l’enquête après de nombreux recoupements arrêtait quelques jours plus tard un suspect et le mettait en garde à vue. L’homme reconnu les faits et justifia son geste en révélant qu’il était contre la prostitution puis, modifiant sa déposition il expliqua : « Avoir envie depuis longtemps de tuer une prostituée ».

Il s’agit d’un homme de 22 ans, qui rendait visite ce jour-là à son frère. Sur la route, croisant la camionnette de la victime garée sur le bord de la chaussée il fut pris d’une pulsion subite et décida de passer à l’acte. Pulsion subite certes, mais que faisait-il alors avec un couteau dans sa voiture ?

Dés le lendemain après-midi au vue des témoignages recueillis, des aveux de la personne soupçonnée et des relevés téléphoniques, le juge d’instruction mettait l’incriminé en examen pour tentative d’assassinat.
Le parquet bien évidemment demanda son placement en détention, mais là contre toute attente et surtout contre toute équité la juge des libertés et de la détention de Melun décida de le laisser libre sous contrôle judiciaire. Encore une « pasionaria » de Mme Taubira, adhérente du Syndicat de la Magistrature, peut-être ?
« Une décision incompréhensible et dangereuse ! », fulmine Bruno Dalles, le procureur de Melun. Celui-ci inquiet devant cette décision « appelle les prostituées de la région à la vigilance ».

Pourquoi, plus simplement ne pas organiser un lâcher de péripatéticiennes pour permettre à l’auteur des faits de s’entraîner au ball-trap, un moyen plus sûr de faire un carton ?

Bref, soyez rassuré de savoir qu’en Hollandie, la justice est plus prompte à s’en prendre à Robert Ménard pour rechercher une liste ethnique inexistante qu’à mettre sous les verrous un criminel lardant une femme de coups de couteaux !

À lire aussi

En Suède, Izabella Nilsson Jarvandi, ou l’anti-Greta Thunberg ?

Malgré sa jeunesse, Izabella ferraille non pas contre le désastre écologique mais contre u…