Editoriaux - Religion - 21 mai 2016

En 2016, combattons l’esclavage plutôt que de construire un musée !

On parle de construire, en France, un musée afin d’expier le « crime » de l’esclavage. Cette pratique était, bien entendu, odieuse. Mais c’est l’Occident qui, le premier, l’a abolie pour des raisons morales. Or, en 2016, l’esclavage est encore une triste réalité pour des millions de personnes !

Les « États » esclavagistes les plus médiatisés sont les califats autoproclamés de l’État islamique et de Boko Haram, mais ils sont réprouvés et combattus par le monde entier ou presque. Le Soudan, quant à lui, pratique « officieusement » l’esclavage de chrétiens. Il existe un tarif quasi officiel. En Mauritanie, l’esclavage est régulièrement aboli mais concerne encore 4 % de la population.

L’association des ulémas de Mauritanie a émis une fatwa en 2015 pour le désapprouver et on a adopté une loi (la quatrième !) punissant sévèrement les esclavagistes. La première condamnation depuis 50 ans vient de tomber. Mais on a emprisonné les leaders des mouvements anti-esclavagistes pour blasphème (ils ont brûlé des hadiths justifiant l’esclavage). Heureusement, la Cour suprême a ordonné, le 17 mai 2016, leur libération. Mais le vice-président du CRAN a constaté, lors d’une visite officielle en Mauritanie, que chaque fois qu’il était invité à boire du thé, le breuvage était servi par un Mauritanien à peau foncée systématiquement vêtu de haillons, preuve qu’il n’est pas perçu comme l’égal des Maures à peau blanche.

En Mauritanie, on a plutôt affaire à un système de castes qui perdure (comme en Inde) car quelques Noirs (très peu nombreux !) ont des esclaves. L’islam apporte des arguments religieux à ceux qui ne veulent rien changer.

L’esclavage ravage encore les pays du Golfe. En 2011, une « féministe », membre du Parlement koweïtien, a exigé l’instauration d’agences pour vendre des femmes esclaves afin de lutter contre l’adultère. Si le maître couche avec une employée qu’il rétribue, il commet un grave péché. S’il l’a achetée, sa relation est « halal » et conforme au Coran. Le Koweït n’a pas légalisé l’esclavage mais beaucoup, dans ce pays et dans les États voisins, font comme si la loi était passée. Ils justifient leur conduite par l’application de l’islam. Pour être honnête, des expatriés chrétiens agissent de même (l’occasion fait le larron !)…

Même en France l’esclavage existe ! Il ne touche que quelques milliers de personnes. Enfants obligés de mendier, femmes de se prostituer, marginaux exploités par des employeurs sans scrupules constituent une part importante de ces esclaves. Mais on trouve aussi des familles qui viennent en France avec une domestique qu’ils exploitent sans la rétribuer. La kafala, l’adoption musulmane, sert parfois de paravent à cette odieuse pratique. En plus, grâce à Mme Taubira, elle permet de toucher les allocations familiales : le jackpot !

Si on trouve, parmi les esclavagistes de 2016, quelques chrétiens, force est de constater que la majorité d’entre eux sont musulmans car l’islam est la seule religion codifiant l’esclavage…

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