Editoriaux - Politique - Presse - 22 février 2017

Emmanuel Macron, l’homme providentiel qui soulève des espoirs messianiques…

Le très récent rapport de la Cour des comptes fait, une fois encore, un constat accablant : celui de la désastreuse gestion de la nation.

Alors qu’en France, la dette publique tutoie les 100 % du PIB et qu’elle s’élève aujourd’hui à 2.150 milliards d’euros. Alors que notre dépense publique ne cesse d’augmenter, dépassant 2 milliards d’euros, conséquence d’un déficit public élevé et d’une croissance du PIB faible, combien de Français se posent la question de l’avenir de ce pays et de ses enfants ?

Surendettée, la France va dans le mur ! Normalement, tout « individu citoyen » devrait pouvoir comprendre cela sans qu’on lui donne un cours magistral d’économie et, n’en déplaise à M. Hamon, une nouvelle dépense de 400 milliards d’euros pour un revenu universel devrait nous mettre à genoux et nous achever définitivement.

Alors, redresser ce pays passe nécessairement par du sang et des larmes.

J’adhère volontiers à l’idée de Mme Le Pen d’une Europe des nations. J’y adhère d’autant plus que le dernier réel chef d’État que nous ayons eu y était, lui aussi, favorable. En effet, attaché à la souveraineté nationale, Charles de Gaulle était favorable à une Europe des nations, intergouvernementale et non fédérale.

Pour autant, sortir aujourd’hui de l’Europe, comme le suggère le Font national, serait suicidaire. Notre dette serait alors majorée de l’ordre de 30 % et la crédibilité économico-financière de la France serait réduite à néant, asphyxiée par une dette aggravée devenue insoutenable.

Cela étant, et que cela plaise ou pas, Mme Le Pen sera au second tour des présidentielles. Et que cela plaise ou pas, Mme Le Pen sera battue, comme son père le fut en 2002, et pour la même raison : celle nommée « front républicain ». Les législatives devraient être tout autres et, que cela plaise ou pas, tout défenseur de la démocratie doit espérer voir dans l’Hémicycle la représentation nationale d’un parti ayant emporté une adhésion significative à la présidentielle.

Qu’il plaise ou pas, Mme Le Pen a un programme et, si l’on en croit la presse, à deux mois d’une élection majeure, l’homme « programmé », mais sans programme – j’ai nommé M. Macron -, serait en mesure d’être au second tour face à Mme Le Pen et, par voie de conséquence, devrait être le futur Président.

Cet homme providentiel soulève des espoirs messianiques, mariant la gauche et la droite, le centre aussi, peut-être même le Saint-Esprit, comme un autre souhaiterait le mariage de la carpe et du lapin.

Déjà en orbite, qui ignore encore que M. Macron n’est que le satellite du système financier ? À cet égard, qui finance ses shows et meetings à l’américaine ? Qui sont ses soutiens au-delà de ceux avérés, tels M. Patrick Drahi, les banques Rothschild et Lazard et les organismes de presse dont ils sont propriétaires, à savoir L’Express, L’Obs, BFM TV, Canal+, Le Monde ou encore Libération. J’allais oublier l’effroyable compagnon d’Yves Saint Laurent en la personne de Pierre Bergé, lequel avait aimablement proclamé : “Si une bombe explose le 24 mars sur les Champs à cause de la Manif pour tous, ce n’est pas moi qui vais pleurer.” Belle leçon d’humanisme de la part de cet inconditionnel amoureux de Macron…

Alors que l’opinion est clairement et aisément manipulée, elle pensait réellement avoir le choix parmi les candidats à la magistrature suprême. C’était sans compter sur le matraquage et la redondance médiatique d’un « Penelopegate » formidablement orchestré. Quel magnifique coupable, tombé à point nommé.

La France est en faillite, mais vous pouvez compter sur la philanthropie financière du nouveau deus ex machina, Emmanuel Macron… Qui sera assez naïf pour y croire ?

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