Emmanuel Macron. Un cas. Garanti 100 % bidon. De la de carton-pâte. Une parodie à lui tout seul. Ses discours à la tribune nous replongent dans ces films des années 70-80 où l’homme politique avide de pouvoir était joué à gros traits par un acteur plus ou moins crédible. Macron les a tous visionnés deux fois. Sa référence est là.

Dans le documentaire qui lui était consacré sur France 3, l’homme s’est montré coaché par sa femme, son ex-professeur de théâtre, répétant les intonations comme s’il s’agissait de jouer Le Malade imaginaire. Le grand jour venu, la main sur le cœur, il déclame, récite ses tirades calibrées tandis qu’en coulisses, l’épouse-répétitrice suit sur un écran de contrôle les circonvolutions de son patineur politique. Léger dérapage vers la fin du meeting. L’acteur a surjoué, s’est laissé emporter par la dramaturgie. S’est pris pour ou Hitler, on ne sait pas ; en tout cas, s’est pris pour quelqu’un d’autre. A empiété sur un autre registre. Un « pas prévu » pendant les répétitions. « Alors là, coco, tu me refais pas ça, hein ! On avait dit meneur éclairé, pas illuminé, OK ? » L’auto-allumage guette le débutant.

Il y a un public pour ce de spectacle politique. Théâtre des Champs-Élysées, Café de la Gare, Michodière, les soirs de relâche, il y a Macron. La pièce est bien foutue, le personnage principal imprégné du rôle. C’est assez distrayant. De toute évidence – et là se situe le vrai quiproquo théâtral -, personne n’est dupe du jeu joué par ce pantin. Dans cette farce, l’auditoire fait mine d’avoir trouvé son Messie ; en réalité, il n’en croit pas un mot. Il joue aussi. Fait semblant parce que – que voulez-vous – il faut bien que le corps exulte… Ou le cœur. À défaut de vrai, d’authentique et de grand, un certain public préfère encore l’ersatz au vide intégral. À la condition expresse que, surtout, il ne propose rien de très précis… D’où le flou artistique du positionnement politique. Les 35 heures : un jour oui, un jour non… Tout s’en fout, de toute façon. L’important n’est pas là. La foule est venue pour le show, pour voir une caricature, pour essayer de croire en quelque chose… Macron pourrait réciter les pages jaunes… hurler les horaires de train… les gens présents seraient tout autant ravis. « Ah bravo ! Une autre ! Vive la Comédie-Française ! »

Interrogé sur la question du financement de son numéro de music-hall du « Palais des Sports », le presque Messie a expliqué que ce moment de pure déconnade avait coûté 400.000 €. Somme réunie grâce à des dons. Des gens donnent. Des mécènes. Des gagnants du Loto… Des désespérés. Pour se faire une belle image, des banques aident financièrement certains artistes. Elles pourraient faire un geste pour Macron…

13 décembre 2016

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