Emmanuel Macron, le petit « djeun » de la politique, fêtait dernièrement le 88e anniversaire de Line Renaud, en compagnie de son épouse et de quelques personnalités du monde du spectacle, comme le couple Hallyday, Jean-Claude Camus, ou encore Muriel Robin. Le ministre de l’Économie a toujours apprécié s’entourer d’aînés, lesquels se sont souvent montrés généreux avec leur petit chouchou. Jacques Attali, Alain Minc et François Hollande furent d’indéfectibles soutiens, pour celui que ses détracteurs dépeignent en Bel-Ami du Parti socialiste.

Ingrat, ainsi que le sont les enfants trop gâtés, Emmanuel Macron pense désormais pouvoir s’émanciper de la tutelle trop encombrante d’un Président moqué et à la peine dans les sondages. Il sait que c’est « maintenant ou jamais », car il sombre lui-même. Sa cote a dangereusement baissé, suite à de nombreuses sorties incompréhensibles, et à la révélation de ses liens importants avec la finance londonienne. Son entourage s’en inquiète.

Il est donc temps pour l’impétrant de voler de ses propres ailes, voire de sortir de ses prérogatives ministérielles, ce qui ne sera pas sans susciter de fortes réactions au sein même de son gouvernement. Emmanuel Macron agace, à raison. Il est indiscipliné, versatile, arrogant, convaincu de sa supériorité, antipolitique au possible. Personne ne peut travailler avec lui.

En témoigne la déclaration mordante de Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du Budget, qui, après avoir repris de volée la starlette sur l’ISF, à juste titre, l’a à nouveau tancée pour une histoire dérisoire : « Macron passe des commandes de Sea Bubble pour la douane. Il fait donc tout à la fois, ce surhomme. Ministre de tous les étages de Bercy ? » Cela ne devrait pas être une découverte pour monsieur Eckert : Emmanuel Macron sait tout, décide de tout. Il est omniscient. Et c’est bien ce qu’il cherchera à prouver lors de son premier meeting à la Mutualité, lieu mythique, s’il en est, de la gauche française.

Ses soutiens l’affirment : le ministre de François Hollande voudra « affirmer ses différences » et, excusez du peu, s’adresser aux « oubliés de la mondialisation ». Vous avez bien lu : le chantre de la mondialisation, de la disparition des frontières, draguera les premières victimes des idées qu’il défend. L’un des rares caciques du Parti socialiste à le soutenir, Gérard Collomb, maire de Lyon, pense que « Macron est en campagne ». On comprend mieux quelles seront les orientations proposées par Macron quand on connaît un peu la politique menée par son plus fervent soutien, qui a récemment fait voter une subvention d’un million d’euros (!) destinée à la construction d’un gigantesque « Institut de civilisation musulmane » dans la capitale des Gaules.

On sait François Hollande fier d’avoir permis l’éclosion d’Emmanuel Macron. Arrivés à un certain âge, les hommes de pouvoir apprécient se flatter d’être à l’origine de la notoriété de personnalités auparavant inconnues. Emmanuel Macron se montre pourtant trop impatient. Il va vite comprendre que François Hollande n’est pas du genre sentimental, y compris avec ses fils préférés.

Quant à nous, simples petits Français, vulgum pecus, sommes-nous quantité négligeable ? On pourrait le croire, tant les rodomontades des uns et les ambitions des autres sont à mille lieues de nos intérêts les plus immédiats. Emmanuel Macron, répétons-le, n’est pas la solution, il est le problème. Le ministre de l’Économie n’est pas neuf, il est un clone de Rocard croisé à Valéry Giscard d’Estaing. L’emballage a été changé, l’intérieur reste exactement le même. Ni de droite, ni de gauche, Emmanuel Macron ? Oui, purement globaliste.

12 juillet 2016

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