Émeutes lycéennes : une « plate-forme de concertation » en désespoir de cause
La situation se tend de jour en jour, dans les lycées français. Partie de banlieue parisienne en début de semaine, la mobilisation s'est rapidement étendue à l'ensemble du territoire. Mercredi 30 septembre, 356 établissements étaient concernés, contre 338 la veille, selon Laurent Nuñez. Pour cette seule journée, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes blessés. Le ministre de l'Intérieur a déploré des « scènes invraisemblables », notamment des professeurs et des proviseurs agressés, ainsi qu'un jeune ayant perdu l'usage d'une partie de la main après avoir tenté de tirer un mortier.
Un nouveau gadget pour calmer la rue
Face à cette flambée de violences, le gouvernement a sorti, mercredi, une nouvelle carte de son chapeau : une « plate-forme de concertation », suivie d'« un événement de restitution nationale » à une date indéterminée. L’objectif ? Permettre aux jeunes de faire remonter leurs « inquiétudes » et leurs « revendications », avant d'organiser une restitution nationale censée apporter des « réponses structurées »...
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Blocus des lycées: le gouvernement va ouvrir une "plateforme de concertation" pour les lycéens afin d'"apporter des réponses structurées"https://t.co/1gi5M24iXF pic.twitter.com/irNqQEIx1g— BFM (@BFMTV) September 30, 2026
Le ministre de l’Éducation nationale a beau reconnaître la gravité des violences, son discours reste d'une étonnante mansuétude. Sur RTL, Édouard Geffray a ainsi jugé « légitimes » les revendications portant sur le fonctionnement de l'institution scolaire. Il a notamment évoqué les 7 % d'heures de cours non assurées, un chiffre « pas acceptable », selon lui. Il faudrait donc, avant tout, écouter cette jeunesse et répondre à ses attentes. Pour donner un semblant de consistance à cette opération, les recteurs doivent réunir les conseils académiques de la vie lycéenne dans les 48 heures. Les proviseurs sont également invités à organiser des réunions extraordinaires des conseils d'administration et des conseils de la vie lycéenne.
Toute ressemblance avec les cahiers de doléances des gilets jaunes, rapidement remisés au placard, et le grand débat national qui s'en est suivi ne serait-elle que pure coïncidence ? L'expérience tend à suggérer que non. Depuis 2018, la recette a été maintes fois utilisée, entre conventions citoyennes, rencontres de Saint-Denis et conclave sur les retraites. Cette fois, encore, la stratégie de communication semble surtout destinée à gagner du temps et à enjamber la crise.
📹 Où en sont les cahiers de doléances des #GiletsJaunes ? Ils n'ont jamais été utilisés, ils n'ont jamais été rendus publics, ils sont conservés dans une poubelle ! Les Français ont été escroqués et M. Macron recommence avec son "Conseil national de la refondation. #FaceAFace pic.twitter.com/4VsC8BZ0Qd
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) October 4, 2022
Il faut dire que le gouvernement a des raisons de redouter la suite des événements. La mobilisation est loin de s'essouffler. L'Union syndicale lycéenne (USL) a d’ores et déjà appelé à un « acte II » dès jeudi, puis à une nouvelle journée d'action le 6 octobre. La FAGE, l'Union étudiante et l'UNEF soutiennent également le mouvement et appellent aux blocages. Hétéroclites, les revendications portent aussi bien sur la personne d’Emmanuel Macron que sur les moyens alloués aux établissements scolaires et les emplois du temps des élèves, jugés trop chargés. « Nous, on est vraiment venus pour défendre nos droits, parce qu'on a des horaires terribles, on fait des 8h00-18h00 et c'est pas normal », s’est ainsi indigné Juan, lycéen à Lille. Huit heures de cours dans la journée, c’est inhumain, en effet.
Une nouvelle victoire de l'extrême gauche
La faiblesse de la réponse gouvernementale face aux émeutes marque une nouvelle victoire de la gauche et de sa lecture inversée du réel. Tandis que les images de violences commises par des jeunes se multiplient sur les réseaux sociaux, les syndicats lycéens préfèrent dénoncer les « violences policières ». Ryad Rani, président de l'USL, s'est ainsi alarmé de la « répression du gouvernement » et d'une prétendue « violence inouïe » des forces de l'ordre envers les lycéens. Mais où sont les dénonciations des violences, autrement plus nombreuses, commises contre les forces de l’ordre ? Où sont les indignations face aux établissements saccagés et aux professeurs agressés ? Les preuves vidéo de ces exactions se trouvent pourtant par centaines, sur les réseaux sociaux.
Incendie au lycée Nelson Mandela de Nantes. pic.twitter.com/04rKsbeZAf
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) October 1, 2026
L'inversion des valeurs se poursuit sur le terrain ethnique. Dans un communiqué, les organisations lycéennes et étudiantes dénoncent une « logique de sélection raciste » que l’État aurait mise en place. Elles fustigent, notamment, Parcoursup et Mon Master, accusés d'entretenir un « tri raciste » dans le supérieur. Pendant ce temps, la haine des « jeunes » qui crachent sur la France, agressent des représentants de l’État et affichent des drapeaux étrangers sur des bâtiments publics passe inaperçue.
Blocage à l’université Paris 8 ce matin. Un drapeau palestinien est accroché sur la façade. pic.twitter.com/uSmXmIGa5S
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) October 1, 2026
À la manœuvre de cette mobilisation violente, l'extrême gauche engrange ainsi une nouvelle victoire politique. Elle impose son discours et radicalise toujours plus la jeunesse. De son côté, au lieu de rétablir l'ordre avec fermeté, le gouvernement temporise et annonce une énième grande consultation. Mais en dégainant sa nouvelle « plate-forme », l'exécutif ne fait pas que céder à la gauche. Il dévoile aussi sa peur d'une jeunesse hostile et ensauvagée dont la rancœur à l’endroit de la France semble décidément sans limite.
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87 commentaires
C’est vraiment du grand n’importe quoi. Comme si une nouvelle plate-forme allait tout résoudre !
Tous ces jeunes sont manipulés par l’ultra gauche !
Leurs revendications ne riment à rien sinon de mettre le feu aux poudres.
Et combien d’étudiants en formation black blok ?
Coups de pieds au Q et maison de redressement !
Et qu’ils paient pour les dégâts !
Vous avez tellement raison ! La honte ce sont ces députés de pacotille qui font monter la mayonnaise.
J’espère la dissolution de l’Assemblée Nationale aux prochaines élections, et que ces nulos iront planter des radis.
A la décharge du gouvernement une intervention musclée aurait permis à LFI de s’en servir comme pretexte au b….l, le mieux facturer la casse aux parents
Quel contraste avec la parenthèse ZEN de la visite du Pape et l’engouement phénoménal d’une jeunesse que l’on se plaisait à contempler au travers de sa ferveur et de son enthousiasme !
Là ce sont des drapeaux à dominante verte, des cagoulés excités tenant des propos contradictoires et se livrant à des violences destructrices.
Les dénégations et appels au calme de Merluchon ne feront pas illusion, débordé par ses appels à l’insurrection il se sent obligé de faire semblant de calmer le jeu.
Il a pu mesurer sa capacité de nuisance, mais celle-ci risque bien de se retourner contre lui et LFI…
De la concertation pour quoi, avec qui ?
Des jeunes qui reprochent à la fois un excès de cours et l’absentéisme de certains profs, des jeunes qui se plaignent de la qualité de certains locaux et qui mettent le feu aux plus récent et moderne, des jeunes totalement décérébrés qui n’ont pas compris l’importance et surtout la chance qu’ils ont de pouvoir apprendre, des jeunes qui se plaignent qu’on n’en fait pas assez pour eux alors que le budget de l’EN est l’un des plus lourds de la Nation !
Pour moi ces émeutes sont surtout l’occasion de faire un gros chahut qui permet aux cancres les plus nuls d’acquérir une forme de reconnaissance qu’ils ne peuvent justifier pas leurs résultats scolaires.
Je suis persuadé que ce ne sont pas les têtes de classe qui se montrent en tête des barricades…
L’Ecole c’est comme les usines, laissons aux plus mauvais élèves le droit de manifester et encore dans le calme, mais interdisons les blocages à l’encontre de ceux qui ne se laissent pas monter le bourrichon !
Voici les lignes rouges que le gvt devrait tracer et prévenir de la plus grande fermeté à l’encontre de ceux qui troublent l’ordre publique.