Le roman-feuilleton Hollande/Trierweiler est – provisoirement – clos. Après les scoops, commentaires et autres billevesées médiatiques, photographiques et électroniques, sinon érotiques, il est temps de tirer une leçon de cette expérience républicaine qui a ébranlé les fondements traditionnels de la Ve République !

Le « non-statut » de la femme du Président est arrivé à son aboutissement négatif avec la précédente compagne de François Hollande. Installée au Palais avec cabinet, assistants, responsable de la communication et tutti quanti, elle repart, congédiée par un communiqué laconique et grossier, hors du beau tapis rouge qu’elle avait foulé magistralement et fièrement le 15 mai 2012. La poterne de la Lanterne l’a vue quitter en catimini lumineux et doré de la vie présidentielle.

Seuls les qui l’ont honorée du titre de Première dame accompagnent de leur curiosité toujours affamée l’ex-Première dame, comme un hommage posthume, mais surtout comme une précaution élémentaire à l’égard d’une consœur qui pourrait à l’occasion exprimer quelque rancœur à leur endroit…

La loi sur la parité va fortement féminiser les conseils municipaux en mars prochain. En 2015, des couples mixtes seront envoyés aux assemblées départementales. Cette mutation féministe de l’exercice de la est presque aussi révolutionnaire que l’accès des femmes aux urnes, il y a 70 ans exactement.

N’est-il pas temps de se pencher, si je puis dire avec déférence, sur le cas unique du conjoint – marié, pacsé ou concubiné – du Président dans cette mouvance de mixisation générale qui s’étend ? Un jour, une femme prendra le sceau de la République en mains et un « prince consort » sera peut-être à ses côtés. Fera-t-il de l’humanitaire pour se rendre publiquement utile ou du jardinage dans le parc élyséen ?

Pour balayer toute forme de suspicion, interrogations et commentaires graveleux, pourquoi ne pas instaurer une vice-présidence ? Mais à l’instar du futur "ticket" départemental et pour répondre à cette parité forcenée qui marque l’époque, avec un couple mixte et avéré comme tel (se méfier des imitations !).

Un président et une vice-présidente, ou une présidente, avec un vice-président ! Dont aucun ne serait contraint de passer par la case mariage pour tous ou autre forme larvée d’association.

Le degré de réelle intimité professionnelle ou privée dans leurs appartements du palais de l’Élysée n’appartiendrait plus aux curiosités people, et la dignité des fonctions serait clairement restaurée pour la plus grande fierté des citoyens réconciliés avec leur chef d’État.

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31 janvier 2014

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