[ÉDITO] « Affaire Bardella » : à point nommé
Il faut bien avouer que ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Bardella », balancée par Mediapart, ce lundi 28 septembre, tombe au bon moment. Pour tout dire, à point nommé.
Marine Le Pen : c'est elle...pour l'instant
Tout d’abord, dimanche dernier, il y a eu l’entrée, non pas massive mais tout du moins symbolique et significative – significative d’un ancrage local solide dans « nos territoires » – du Rassemblement national au palais du Luxembourg. Au grand dam d’un Gérard Larcher qui « souhaite que le Sénat reste cette assemblée du débat apaisé, de la raison et de la réflexion ». Comme si les sénateurs et sénatrices RN et UDR étaient une bande de guerilleros hirsutes, abrutis et avinés, débarquant de leur pampa !
À point nommé, aussi – et peut-être, surtout –, ce lundi 28 septembre est tombé la publication de ce sondage fracassant de Toluna-Harris interactive pour RTL et M6 qu’on peut résumer ainsi : Marine Le Pen, si la présidentielle avait lieu maintenant, serait élue dans tous les cas de figure. Toutes les combinaisons envisagées et envisageables mènent au même résultat. Goupillez, tortillez, mélangez ça comme vous voulez, c’est elle. Seule hypothèse non étudiée par l’institut de sondage : le retour du général de Gaulle ou de François Mitterrand ! C’est elle... pour l’instant. Car, comme chacun sait, il y a loin de la coupe aux lèvres et une campagne présidentielle est tout sauf un chemin parsemé de roses. Souvenons-nous d’Édouard Balladur, Alain Juppé ou encore François Fillon, sans parler de Dominique Strauss-Kahn.
Cela dit, il nous semble que depuis des décennies, c’est peut-être la première fois que l’écart entre le candidat en tête des sondages et ses outsiders est si grand. Il faut peut-être remonter à 1965, lors de la première élection présidentielle au suffrage universel. Mais là encore, surprise : beaucoup, à l’époque, voyaient De Gaulle – lui, le premier – élu au premier tour. Et il y eut un second tour De Gaulle-Mitterrand. « Grâce » au centre, représenté par Jean Lecanuet avec qui Bayrou, d’ailleurs, débuta en politique. Une autre histoire. Quoique…
Le hasard et la nécessité font décidément bien les choses
Donc, encore une fois, les révélations de Mediapart sur les propos supposés antisémites que Jordan Bardella aurait tenus, lorsqu’il avait 16-18 ans, tombent à point nommé. De là à dire que Mediapart l’a fait exprès, nous n’irons pas jusque là. Mais il faut bien reconnaître que si ce n’est pas le cas, le hasard et la nécessité font décidément bien les choses. Du reste, le journaliste Antton Rouget, auteur de cette enquête, a lui-même reconnu, mardi 29 septembre lors d’un débat organisé par le site d’extrême gauche Au poste, qu'elle tombait vraiment pile poil.
Nous le citons quasi in extenso : « C’est intervenu dans un moment où il y avait une rentrée politique complètement apathique, avec une candidate condamnée pour détournement de fonds publics […], un fait complètement balayé après les vacances d’été, avec une rentrée politique normale où on parlait de la priorité nationale, le voile, évidemment. Et toute la capacité, finalement, du Rassemblement national et de sa candidate à rythmer l’agenda politique avec un fonctionnement de l’information extrêmement moutonnier, etc. Et c’est vrai que cette affaire-là, par la capacité de la presse indépendante à venir, non seulement court-circuiter l’ensemble des schémas de communication […] avec un récit de la campagne qui était déjà annoncé […] quelque chose d’inéluctable qui rappelait beaucoup la dynamique des élections législatives anticipées de 2024 avec Jordan Bardella qui aurait été Premier ministre et finalement on nous a seriné pendant des semaines que ce serait le cas, jusqu’à ce qu’il y ait une mobilisation imprévue, citoyenne, populaire. Et c’est vrai qu’on se raccroche à ces dynamiques-là à travers ce type d’affaire. » On ne peut être plus clair, non ?
Séquence hallucinante hier soir du monsieur de Mediapart en charge de s’attaquer à Jordan Bardella.
À la limite d’assumer une opération politique. pic.twitter.com/Khc55U388H
— Laure Lavalette (@LaureLavalette) September 30, 2026
Restent alors quelques questions en suspens. D'abord, l’affaire prospérera-t-elle ? Fera-t-elle « pschitt ! » ou « Boum ! » ? Enfin – c'est peut-être la question essentielle –, cette affaire – avérée ou pas – aura-t-elle une influence sur la campagne présidentielle, alors que les Français sont à bout de nerfs après dix ans de macronisme, qu’ils n’ont jamais été aussi à droite et que les électeurs de droite en ont peut-être assez de se faire régulièrement voler les élections ? Là est toute la question. Et ce n’est pas Mediapart – Dieu merci – qui détient la réponse, mais les Français.







































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sur la campagne présidentielle, alors que les Français sont à bout de nerfs après dix ans de macronisme, qu’ils n’ont jamais été aussi à droite et que les électeurs de droite en ont peut-être assez de se faire régulièrement voler les élections ? Là est toute la question. Et ce n’est pas Mediapart – Dieu merci – qui détient la réponse, mais les Français.?
Encore faut il que les médias ne rajoutent pas leurs grains de sel et autres » tours de passe passe »
qui depuis 50 ans font « dériver » les vrais souhaits des vrais Français ?
De toute façon, avec l’I.A. on pourra vous montrer en train de faire ou de dire n’importe quoi.
de quel droit Le « patron » (fondateur, PDG et président-directeur général) de Meta (qui regroupe Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger et Reality Labs et d’autres et dont il garde tout dans ses datacenters )
de quel droit Mark Zuckerberg s’est autorisé de publier ces écrits, dialogues et textes d’une personne ? il est juge, il a le pouvoir divin ?
il livre des conversations privées.
au fait, si vous ne saviez pas que tout ce que vous écrivez sur les réseaux sociaux, voici la preuve que tout est gardé, enregistré et pourra toujours se retourner contre vous.
maintenant vous savez !