Editoriaux - Industrie - Presse - Société - Sport - 27 octobre 2014

Écologie : tout ça… pour ça !

L’idéologie inspire les décisions prises par les pouvoirs publics en matière de réchauffement climatique, au plus grand bénéfice des grandes entreprises industrielles qui y trouvent une source de développement considérable. Il ne faudrait voir dans cette conséquence que des avantages si cela ne se faisait pas au prix d’un surcoût économique important pour l’usager, et d’inconvénients esthétiques liés aux paysages défigurés par les « énergies renouvelables ».

Parmi ces grandes décisions inspirées par l’idéologie plus que par le souci de purifier l’air ambiant, citons celles relatives aux énergies fossiles.

Les énergies fossiles sont à l’origine de la révolution industrielle du XIXe siècle dont nous sommes les héritiers directs. Ce sont le charbon et le pétrole qui ont permis le développement de la civilisation moderne, notamment en permettant des déplacement rapides sur l’ensemble du globe.

Mais, outre le fait qu’elles sont nécessairement limitées, elles sont surtout polluantes, tant à l’extraction qu’à la combustion. Voilà donc un excellent prétexte pour faire culpabiliser leurs utilisateurs, c’est-à-dire nous tous, en leur instillant chaque jour l’idée qu’il faut utiliser des modes de transport non polluants. Train, « transports doux » (c’est-à-dire vélo, trottinette et marche à pied) et, bien entendu, autobus. Et on entre, là encore, dans une des plus grandes escroqueries du siècle.

Que celui qui pense que le développement des autobus en ville est utile pour lutter contre la pollution atmosphérique s’interroge un instant : une ligne de bus normale, c’est un véhicule diesel lourd et polluant toutes les cinq minutes, dont les arrêts rapprochés entraînent autant de redémarrages générateurs de fumées et de particules. Une ligne en site propre, c’est l’appropriation d’une large chaussée, l’installation de dispositifs destinés à déclencher les feux à l’arrivée du bus, et d’aménagements dissuadant les autres véhicules de circuler. Le résultat de ces aménagements urbains saute aux yeux : l’accroissement des bouchons en ville, et donc de la pollution induite.

La plupart des grandes villes se sont dotées d’équipements d’analyse de la qualité de l’air. Nul doute qu’à la faveur du développement des transports en commun, la moindre amélioration de l’air que nous respirons devrait donner lieu à de bruyantes et triomphales proclamations. Même en tendant bien l’oreille, même en lisant attentivement la presse locale, rien de tout cela. En revanche, les concessionnaires des lignes d’autobus sont, généralement, d’importantes sociétés parmi lesquelles on pourrait citer quelques filiales du groupe Veolia dont les véhicules, en province, sont rarement bondés…

Au nom de la lutte contre un réchauffement climatique, nos dirigeants manient à merveille le complexe de culpabilité. L’automobiliste, dont 80 % du plein est constitué de taxes, en sait quelque chose. Le drame est que cela ne sert à rien.

Tout simplement parce, pendant qu’on fait culpabiliser les Européens sur l’usage de leur voiture, on oublie qu’ils ne produisent qu’à peine 10 % de ces fameux gaz à effet de serre, quand la Chine, les USA ou l’Inde sont les plus gigantesques pollueurs de la planète.

Tout ça… pour ça, en somme…

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