Comme après une grosse "teuf" qui a mal tourné, Jean-Luc est cassé. Grave. À un point que vous n'imaginez pas. Il l'a dit dans la presse, sur les radios, Merluche n'a qu'une envie : « bailler aux corneilles » !

Il confie « avoir trop de pression depuis 5 ans », en avoir « marre de courir »...

La déclaration est assez exceptionnelle pour la souligner. Voici un dirigeant d'une mouvance politique non négligeable, qui, au beau milieu du feu, décide d'aller se pieuter. Vous imaginez si au bois des Caures, le capitaine Driant avait piqué une sieste au moment de l'assaut ?

Quand Borloo démissionne, soyons clairs, personne en France ne voit la différence. Car Borloo ne représente quasiment rien politiquement. Mais la Merluche qui s'en va, comment va-t-on faire aux enfants polissons désormais ?

On pourrait peut-être le border dans sa chambre et lui chantonner, le poing baissé : « Fais dodo, merluche mon p'tit frère, fais dodo, t'auras du bolcho ! » Mais du bolcho, il n'en aura qu'en rêve. Tant ses troupes sont disparates. Le parti part en vrille, souvent fauché, toujours marteau, auraient dit les bérus chers à Nicolas Gauthier. Vous avez beau pousser quatre mémés de RESF, cinq maigrelets, deux profs bobo, une lesbienne quinqua et cinq racailles dans la charrette, ça ne fait pas un mouvement de masse ! Le Front de gauche n'était qu'une coalition bancale, dont l'attrait de quelques piécettes lancées par le PS a pulvérisé l'appareil ! « L'élection municipale a complètement décrédibilisé ce qu'était le Front de gauche, explosé entre ceux qui ne voulaient pas d'alliance avec le PS et ceux qui se sont vautrés dans cette alliance. » lâche le tribun dégonflé.

Tellement las de toutes ces combines Jean-Luc, qu'il en vient à craquer complètement, constatant le « talent » de Marine Le Pen, cette femme qui le fascine plus qu'on ne le croit. « Elle va y arriver » poursuit-il, parce que la «  se vide ». Oui, je sais, c'est énorme !

La série de fessées électorales que le FN a infligé aux cocos les a marqués au fer rouge. Et puis, surtout, cette maudite réalité qui les prend à la gorge : le Front de gauche se voyait en parti du peuple. Dommage, le peuple n'aime pas le Front de gauche. «  Fais dodo, merluche mon p'tit frère, fais dodo... »

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23 juillet 2014

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