Editoriaux - International - Presse - Sport - Table - 2 octobre 2013

Dutroux veut un régime de faveur. Et l’obtient.

Marc Dutroux, condamné à perpétuité pour l’enlèvement, la séquestration et le viol de six fillettes et adolescentes, et la mort de quatre d’entre elles dans la cave où il les avait enfermées pour les violer plus aisément, a des exigences.

Confortablement installé dans sa prison de Nivelles, celui qui laissa mourir de faim les petites Julie et Mélissa a exigé – et obtenu – de pouvoir cuisiner. Il en a marre, dit-il, de manger de la viande mal cuite et craint, comme les monarques d’autrefois, de finir empoisonné. Il aurait aussi exigé, nous dit la presse belge, « des frites fraîches et parfaitement cuites ». Un peu de ketchup aussi, et de la sauce barbecue pour lui rappeler le bon temps ?

À sa façon, cette pourriture est plus qu’un VIP : une célébrité. C’est sans doute pourquoi l’on accède à ses demandes. Il faut dire qu’au terme de la loi belge, un condamné est libérable au tiers de sa peine, soit, pour Dutroux, depuis le 30 avril 2013. Chez nos voisins, un tiers de perpétuité = neuf ans. La septième demande de libération conditionnelle du condamné à perpète sera donc examinée le 7 octobre.

Afin de mettre toutes les chances de son côté, Dutroux a décidé de parfaire son image. Il s’est fait livrer une nouvelle garde-robe et a exigé la venue d’un coiffeur à domicile. Qu’on lui a accordée, là encore. Il paraît qu’il se lave plus souvent et fréquente la salle de sport de la prison. Son ex-épouse Michelle Martin, passée en moins de temps qu’il n’en a fallu à Jean-Paul II pour devenir saint, du stade de criminelle à madone, il faut peut-être s’attendre à voir Dutroux sortir de taule avec la tonsure et la robe de bure. Au pays du surréalisme, tout est possible.

À lire aussi

Emmanuel Macron et les maires : love story à l’Élysée !

Ah, bien sûr, il y a toujours des sceptiques qui se méfient des réconciliations sur l’orei…