Accueil Editoriaux Droite ou gauche, en politique on ferme sa gueule ou on démissionne !

Droite ou gauche, en politique on ferme sa gueule ou on démissionne !

On pense souvent à tort qu’on rentre dans un parti politique comme on s’engage dans l’armée ou au service de Dieu. On se dit avec l’utopie de la jeunesse qu’on apportera sa petite pierre à l’édifice France. On veut changer les choses, la société, le monde, etc. Réussir à imposer une pensée positive pour le bien commun.
Seulement ce n’est pas cela la politique, j’ai mis des années à le comprendre. La politique dans notre pays n’est qu’une simple conquête de territoires nouveaux. Les élites dirigeantes qu’elles soient de droite ou de gauche tels des Napoléons d’opérettes placent leurs pions sur des circonscriptions ou des communes afin d’occuper le terrain. Christian Vanneste le défini très bien avec cette jolie formule « d’agence de placement électorale ». Ainsi, les heureux élus accèdent au prestige suivant leur proximité avec le président ou le potentiel com’ qu’ils représentent.

Les idées, les projets, les programmes n’ont pas d’importance puisqu’ils sont les mêmes à quelques tournures de phrases près suivant les partis. Leur religion, imposée par la bien-pensance médiatique, est la dictature du politiquement correct et de l’homme nouveau. Celui qui ne reconnait ni patrie, ni frontière, ni sexe, ni bien, ni mal, ni rien en somme. Une liberté absolue, sans règle.

Ne connaissant pas leurs électeurs qu’ils méprisent nos pontes des partis de gouvernement sont persuadés que le peuple soutien dans sa très grande majorité leur idéologie. Dans leur esprit, toute voix dissidente a pour conséquence, divisions, pertes de voix puis forcément de postes prestigieux, bien rémunérés, sans oublié les financements publics qui se comptent par dizaines de millions. Il faut bien qu’une Mme Dati puisse s’acheter les dernières Louboutin ! Comment le pourrait-elle sinon ? En travaillant dans le privé grâce à ses compétences ? Tout en sachant que chaque couloir de la rue Vaugirard, de l’Elysée ou d’une quelconque autre institution regorge de cohortes de Mme Dati, dont beaucoup sont prêtes à vendre père et mère pour accéder au graal.

Laurent Wauquiez et Henri Guaino, par leurs ponctuelles et opportunistes positions contradictoires sur l’Europe, sont les petits grains de sables qui peuvent enrayer la machine électorale. Et par les temps qui courent les pertes de quelques points aux élections européennes seraient une catastrophe économique et de prestige pour l’UMP. Il était évident que les Copé et Juppé ne laisseraient pas faire et réagiraient avec violence. Nos deux protagonistes le savaient très bien, qu’ils ne jouent pas aux naïfs. Jamais depuis 2002 et la création de l’UMP, il n’y a eu de débats sur nombres de questions et surtout pas sur celles concernant l’Europe. Pourquoi cela changerait ? Les accords poussant à toujours plus d’Europe et de fédéralisme ont été signés pendant les 10 ans de gouvernance de l’UMP. L’ont-ils oublié ? Pourtant à ce moment-là leur désaccord ne s’était pas fait entendre.

Alain Juppé a raison sur un point. Lorsque l’on est en totale contradiction avec ses valeurs et son for intérieur, on quitte le navire pour en construire un nouveau. Il paraît qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné, mais nos deux amis, eux, préfèrent être mal accompagnés et garder quelques chances pour 2017. Leur sortie n’avait que pour but de le rappeler.

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