Les électeurs de droite sont incorrigibles : quand un homme de droite est inquiété dans une affaire et qu’il donne sa parole d’homme et de scout qu’il n’a rien fait, les « yeux dans les yeux », nous avons tendance à éprouver de l’empathie pour cet homme que la clameur publique brise. Les arguments, dans ces colonnes comme ailleurs, pour la défense de Fillon sont répétés pour que ne meure pas la droite avant l’élection et qu’elle ne laisse pas un boulevard à .

Que Macron prenne la place de Fillon ou l’inverse ne change rien : ils seront tous les deux gouverneurs de la colonie européenne France, car les deux veulent rester soumis à l’Union. , pour mémoire, était le Premier ministre de Sarkozy quand le traité de Lisbonne a été sournoisement voté par nos députés et sénateurs d’alors, avec une majorité dont est issu ledit François.

Tout le monde est d’accord pour dire que l’affaire Penelope (et pas “Penelopegate”, par pitié ; restons entre gens du même monde) peut être bidon et qu’il s’agit d’une exécution médiatique en règle. Pour couper court à un autre argument en vogue à droite, à la question « Pourquoi ça sort maintenant ? », il faut répondre « Pourquoi ça sort tout court ? »

Pourquoi n’a-t’il pas anticipé cette attaque ? Comment a-t-il pu penser que ce genre de pratiques – que les gauchistes allaient s’empresser de qualifier de “népotiques” – allait rester dans l’ombre ? Des conseillers le secondent, des soutiens scrutent sa vie : comment ont-ils pu passer à côté d’un truc pareil ? Évidemment qu’avant une élection, la moindre faille peut potentiellement coûter une place à l’Élysée si l’on n’a pas préparé le mortier pour la combler. Il est logique que les adversaires tirent sur le point faible du mur…

« C’est légal », me direz-vous ! Bien ! Mais on sait que la légalité ne rime jamais vraiment avec la moralité, surtout quand les gauchistes commencent à s’en faire les hérauts…

L’électeur de droite se laisse encore avoir par la « lutte contre la bête immonde » Front national. Il préférera toujours voter pour un truc ressemblant vaguement au Front, mais sans être le Front. De ce point de vue, la propagande gauchiste (et droitière) a parfaitement marché puisqu’il existe toujours chez l’homme de droite cette réticence, honte et gêne à voter Front. Ils sont, dès lors, capables de préférer un Fillon qui n’est pourtant pas le meilleur gage d’innovation et de nouveauté… Le découragement, aussi, est l’adversaire de l’homme de droite : « si Fillon n’est pas là, Macron l’emportera puisque le FN est bloqué par le front républicain… »

Entre une femme qui propose de sortir de l’Europe et retrouver une souveraineté économique, un homme qui a voté pour le pire traité de l’histoire de l’Europe et asservi la France, et un autre qui n’est pas politique mais qui reprend les idées d’Attali et de Terra Nova sur le mondialisme, il n’y a pourtant pas lieu de beaucoup réfléchir.

En fait, les électeurs de droite sont à la croisée des chemins : soit ils prennent la voie Fillon et valident l’asservissement de la France à l’Europe, la mise en place d’une France des service pour la zone européenne et la toute-puissance du libéralisme mondial. Soit ils prennent la voie Le Pen, son souverainisme et son patriotisme économique avec les risques et les sacrifices que cela comporte…

L’esclavage assuré ou l’espérance d’une possible liberté… Au choix !

7 février 2017

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