J’te dis, Doudou Le Drian revient au pays ! Même qu’ils en parlaient ce matin à la boulangerie. Il va le confirmer dans l’après-midi. J’t’assure, tout le monde en parle. Il va revêtir son ciré jaune. J’te dis, il tient parole, celui-ci, pas comme tous ces autres. Tiens, regarde, c’est écrit dans le journal :
 
"À peine avait-il bouclé son paquetage pour l'hôtel de Brienne qu'il jouait les MacArthur sur l'air de “Je reviendrai”. Ce qui est bien, avec Le Drian, c'est qu'il n'y a pas de surprise : il avait dit ce qu'il ferait, il fait ce qu'il avait dit."
 
Attends, va pas si vite. T’es sûre qu’il s’ra plus ministre de la Défense avec la guerre en Syrie, qu’il va se consacrer entièrement à la Bretagne ? T’es sûre qu’à peine élu, il ne va pas nous faire le coup : les intérêts de la nation m’appellent à Paris ? Regarde ce qu’il est aussi écrit :
 
"Il restera ministre le temps de la campagne, mais que rien n’est décidé pour la suite."
 
Je croyais qu’il était opposé au cumul des mandats. Tu me parles d’un homme de parole, toi !
 
Moi, ce que j’en sais, c’est qu’on l’aime bien par ici et qu’il est compétent, le Jean-Yves Le Drian !
 
Attends, t’oublies Marc Le Fur, il est peut-être du nord, celui-ci, mais c’est une pointure. Il défend bien les intérêts de la Bretagne. Il a coiffé le bonnet rouge. La pêche et l’agriculture sont deux secteurs qu’il connaît. Il sait de quoi il parle. Avec lui, l’économie va se redresser. Tu fais "Le choix de la Bretagne". Et puis, comme il dit :
 
"La France en guerre a besoin d’un ministre de la Défense à 100 %, la Bretagne en crise d’un président à 100 %."
 
Mesdames, je vous arrête une minute. Le désamour pour Hollande, bien que soit l’un de ses proches, ne s’exprimera pas ici avec autant de force qu’ailleurs. Comme peu arrivent à le faire, il a su tisser des liens forts avec les Bretonnes et les Bretons. Tacler en permanence ce dernier ne suffira pas à Marc Le Fur pour lui ravir sa chère Bretagne, d’autant qu’il devra compter avec Gilles Pennelle, du Front national.
 
Ce ton d’humour pour exposer le cas d’une région qui, outre le fait que parmi les prétendants à sa présidence figure l’un des rares ministres appréciés du gouvernement Valls, n’a subi aucun redécoupage territorial. Celle-ci pourrait ne pas être au rendez-vous de la déferlante bleue, comme notamment en 2007.
 
est entré en campagne officiellement ce vendredi 16 octobre à 15 h 08 à Guidel-Plage. Dans une brève déclaration, il a confirmé qu’il mènerait les socialistes à la bataille et affirmé qu’il assurerait son mandat de président de région, s’il était élu naturellement. Les choses sérieuses peuvent désormais commencer…

16 octobre 2015

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