Le journal Le Monde s’est fait l’écho du rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme [PDF]. Ce rapport couvre la période du 16 août au 15 novembre 2016. Dans le même temps, Carter Page, conseiller de Trump pour les Affaires étrangères, déclarait :

L’histoire récente de l’Ukraine en général et de la Crimée en particulier au cours des dernières années peut être parmi les exemples les plus flagrants de « nouvelles fausses » dans la mémoire récente. Le niveau de désinformation qui a guidé les décisions prises par des acteurs extérieurs et leur impact sur ce pays est tragique.

Le quotidien a pris conscience du massacre de civils qui dure depuis trois ans, mais l’exploitation de ce document reste partiale. On n’hésite pas à transformer une absence d’information sur la situation dans le Donbass en potentialité du pire. En revanche, pas un mot sur le massacre d’Odessa, où une cinquantaine de personnes ont été brûlées vives par des extrémistes d’. Pourtant, le rapport souligne la faible volonté du gouvernement dans la recherche des coupables.

L’habituel couplet sur la Crimée est intéressant car il met en exergue la suppression de l’une des instances de représentation des Tatars. Elle a été, en effet, déclarée organisation extrémiste. Il aurait été opportun de dire que cela faisait suite à la destruction des pylônes électriques par ces extrémistes tatars coupant l’électricité en hiver à 2 millions de personnes. De dire aussi qu’ils ont mis en place un racket à la frontière russo-criméenne.

Depuis que la Crimée est russe, le tatar est une langue officielle et cette langue est enseignée dans des écoles dont le nombre augmente tous les ans et selon les besoins.

Le Haut-Commissariat semble porter une vive attention au sort de terroristes dont les attentats ont été déjoués car ils sont en détention préventive depuis deux mois. Que faut-il faire : les libérer et leur rendre leur matériel de ?

Il recommande d’autoriser les Tatars à choisir leurs institutions autochtones. La Russie gère pratiquement autant d’ethnies que l’ gère de pays, et ce, depuis trois siècles. Elle peut aisément se passer des leçons du « machin ». En Russie, l’ethnie tatare représente 3,8 % de la population, l’ethnie russe 79,8 %. Pourquoi ne pas parler de majorité démocratique ?

En Crimée, les Tatars représentent 15 % de la population et la majeure partie ne regrette pas d’être devenue Russe, à l’instar de leurs cousins du Tatarstan.

Le journal Le Monde vient de recouvrer la vue : ceci est une première étape pour devenir un média d’information. La seconde consistera à se débarrasser des tics nerveux qui le poussent à ânonner la anti-russe concoctée par les agences de presse soumises à Washington.

12 décembre 2016

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