Je vois beaucoup de points communs entre la défunte URSS ramenée au périmètre de la Russie et les USA et leur empire. Gorbatchev n’avait sans doute pas lu Tocqueville, qui énonce qu’un mauvais système ne peut pas se réformer, et que, quand il essaye, il s’effondre.

L’Empire américain est un empire qui ne dit pas son nom, prétend même ne pas être un empire, mais surtout, c’est un empire qui vacille. Donald Trump a été élu, entre autres raisons, parce que l’économie des USA va mal. Il y a presque autant d’adultes inactifs (97 millions) que d’adultes en CDI, sans parler des personnes (très) âgées qui travaillent encore et des dizaines de millions de crève-la-faim qui survivent de l’assistance publique. L’espérance de vie est en baisse – un symptôme terrible qui ne ment pas.

À l’extérieur, l’Empire américain rencontre de sérieuses difficultés. L’Arabie saoudite s’est lancée dans une folle guerre contre le Yémen, mais ses caisses sont vides, le baril de pétrole étant au plus bas. La guerre absurde et fallacieuse contre l’Irak est finalement un échec stratégique, puisque ce qui reste de l’Irak est quasiment devenu une province extérieure de l’Iran chiite. L’autre guerre impériale en Syrie est sur le point d’être perdue par les USA. La mascarade médiatique de « rebelles » qui font du bon boulot (dixit Laurent Fabius) ne tient plus debout. Toute la vermine islamique et racaille islamoïde, appelée Daech et venue de 140 pays différents, a été, à un moment, soutenue par les pays occidentaux. On vient d’apprendre que des officiers de plusieurs pays, dont les USA et Israël, ont été arrêtés dans un bunker à Alep-Est. La Syrie a rendu publique une liste de noms. L’heure des comptes va bientôt sonner. La Turquie d’Erdoğan est un « allié » qui commence à s’entendre mieux avec son voisin russe qu’avec le lointain protecteur américain.

Les choses ne se passent pas en Syrie comme les USA l’auraient voulu. Le plan initial était de détruire le pays, faire passer le pétrole arabe à travers les ruines et entretenir un foyer de pourriture djihadiste justifiant une énorme base américaine au centre de la Syrie. Ce scénario, c’est grosso modo celui du Kosovo. À l’époque, la Russie post-soviétique n’a pas pu réagir. Aujourd’hui, elle a réagi en Syrie avec mesure et efficacité. Quoi qu’en disent les médias hystériques, les monstres sont du côté des djihadistes soutenus par l’OTAN et « l’Occident » corrompu et criminel.

Il semble que Donald Trump veuille mettre un terme à l’aventurisme militaro-impérial américain. Une partie de l’appareil d’État le protège, sinon il aurait déjà été assassiné par un quelconque tireur « solitaire ». Mais on voit bien, aussi, qu’une autre partie, celle qui est pourrie et quasi mafieuse, ne va pas se laisser faire.

20 décembre 2016

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