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Editoriaux - Histoire - International - Médias - Politique - Table - 18 décembre 2015

Donald Trump, l’alter ego de l’Occident obamaniaque

Haro sur monsieur Trump ! La vieille Europe a trouvé son slogan ! Elle s’y accroche, tétanisée comme à son habitude. Trump est fou, mauvais. Dangereux. Trump est idiot, grossier. Raciste. Trump patati et Trump patata. Je n’aurai guère besoin d’en dire plus pour être moi aussi étiqueté comme un « fan » ; « fan » que je ne suis pourtant pas. C’est qu’ils ne font plus que ça, nos bons médias mainstream : classer, moutonner et hurler au loup, aux innombrables loups, aux millions de loups qui sont de partout sauf là où ils le croient.
 
Trump, pourtant, n’est rien d’autre que l’alter ego d’Obama.
 
L’alter ego de cet Occident obamaniaque : dents blanches, smoking, poches et têtes vides.
 
“You made me!” lançait le Joker à Batman, dans le chef-d’œuvre de Burton (1989). Trump est la contrepartie de huit années d’Obama où la machine à fabriquer des Festivus a tourné à plein régime, dépassant toutes les capacités qu’on lui prédisait. Huit années de désastres géopolitiques et économiques. Huit années où l’Occident n’a eu qu’une seule obsession : trahir sa nature, abandonner ses racines, éradiquer son passé. Et accélérer diablement la cadence. Hommage à Obama sur ce chapitre ! Certaines ruines ne fument déjà plus ; voyez comme elles sont : froides.
 
Oh, tout n’est pas imputable à Obama et à ses deux mandats. Mais ce furent les mandats de trop.
 
Des fêtes, ça ! Des mariages gay, des drapeaux multicolores, polycolores ou ethnicolores, des images, des poignées de main pleines d’émotion, des journées et des baratins historiques, des selfies, des COP21, des chocs, des pactes et, en un mot, du progrès, oui, du progrès, ça, nous en avons eu ! Les bottes pleines ! Les poches archi-pleines.
 
Pour quel résultat, à la fin ? A better world ? Non pas. Le monde est à feu et à sang ; mais là n’est pas vraiment l’inédit, historiquement. Ce qui est absolument sans précédent, c’est que l’Occident n’a plus aucune structure. Plus aucune matrice. Il est nu. Même le pape fait mine de sourire : il est sur le même manège que les autres. Et il tourne. Il tourne.
 
Alors Trump, son programme, son personnage dépassent largement les vieilles charrues européennes, socialistes ou conservatrices ; elles sont inamovibles, ces charrues et leurs maîtres, il n’y a plus rien à en attendre.
 
Reprendre la main : c’est la seule chose qui vaille à ce stade. Inverser la tendance, mettre fin à l’attente, l’interminable série d’hébétudes. Ce n’est pas tant d’aggraver la situation ou de maintenir un statu quo qui importe ; c’est de reprendre la main. Nos dirigeants snoberont et railleront tout ce qui ira dans ce sens. Mais ils suivront. Tel est leur destin.
 
Il faut des décombres pour voir naître un de Gaulle. Il faut un allié américain puissant pour retrouver notre indépendance et notre influence. Ces deux propositions reposent sur un paradoxe : telle est l’Histoire en mouvement. Les décombres ne sont pas encore assez évidents pour voir le premier renaître encore.
 
En revanche, personne ne contestera à Trump une chose : c’est de vouloir reprendre le flambeau d’un Occident judéo-chrétien puissant.

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