Avec la chute désormais inéluctable de l’État islamique, la question du retour des va devenir une réalité. Lorsque ceux-ci auront estimé avoir tué suffisamment de chrétiens et autres koufars pour rentrer au pays et jouir paisiblement d’un repos bien mérité, il va bien falloir s’en occuper.

Certes, côté soins, la Sécu, bonne fille, prendra en charge les blessés et leur garantira une pension d’invalidité, comme ce fut le cas pour Mohamed el-Ayouni qui, après être revenu du djihad avec un bras et un œil en moins, a obtenu une pension d’adulte handicapé. Après tout, ils ont raté le paradis d’un poil, sont désormais sans travail et sont français comme vous et moi. Toutes choses qui méritent d’être indemnisées.

Mais les autres ? Les estimations actuelles avancent le nombre d’environ 2.300 Français ou résidents étrangers en ayant rejoint en Syrie et en Irak. La France reste le premier pays contributeur d’ occidentale. Si l’unanimité de la classe politique s’accorde sur la nécessité de les mettre hors d’état de nuire, les possibilités juridiques restent étroites. La France n’envisageant pas de créer des camps de rétention sur le modèle de Guantánamo, ceux qui n’ont pas commis de crime sur le territoire seront vite remis dans la nature.

Le rapport du député Pietrasanta, sorti en 2015 et qui s’interroge sur cette problématique, va ainsi devenir d’actualité. Nul trace d’un retrait possible de la nationalité ou de l’exclusion du territoire parmi ses préconisations, mais plutôt aide et volontariat. Ainsi, que faire des djihadistes ? Eh bien, mais c’est simple : avant tout les aider à trouver du boulot !

« La doit pouvoir aider l’individu en question à s’immerger dans un milieu social qui puisse lui apporter des liens et le sentiment de ne pas être isolé. Il s’agit d’une véritable tâche de resocialisation. » Noble objectif, qui impose un « retour à la vie normale et à l’insertion socio-éducative ou socio-économique ». Donc, priorité aux djihadistes en recherche d’emploi. Naturellement, pour convaincre suffisamment les patrons d’accueillir à bras ouverts dans leur entreprise les guerriers du Prophète, il restera à combattre cette tendance fâcheuse que pourraient avoir certains des djihadistes à vouloir les décapiter, comme ce fut le cas en Isère avec (encore qu’elle puisse peut-être intéresser la ).

La nécessité d’une formation préalable et d’un entourage compétent, ferme et empathique, prend donc toute sa pertinence : la déradicalisation en milieu ouvert doit, notamment, s’appuyer sur des structures pluridisciplinaires (psychiatres, psychologues, éducateurs spécialisés). Il s’agit de « créer une nouvelle équipe d’intervention autour de la personne afin que celle-ci expérimente d’autres modes coopératifs, le but du séjour étant d’amener la personne à une autonomisation et une réinsertion socio-éducative/socio-économique ».

Ce bel apostolat de la reconversion engendrera, donc, une foultitude d’emplois collatéraux : spécialistes ès islam chez Pôle emploi, dans la magistrature, dans l’enseignement, dans la police, coaching psychologique… Bref, les Tobie Nathan et autres ethno-psychiatres pourront s’éclater ! Psychologues, sociologues, ethnologues, théologiens, caresseurs de hamsters, tous ont de grandes heures devant eux. Le marché est juteux. Les plus recherchés seront, assurément, les repentis qui devront être professionnalisés afin de multiplier leurs interventions, notamment auprès des plus jeunes.

Mais attention : cette intégration au marché du travail imposera « de lutter avec fermeté contre les discriminations » (sic). Au sexe, à la maladie, à l’âge, à l’obésité, à la couleur de peau, à l’allure ou aux inclinations sexuelles s’ajoute donc, désormais, le djihadisme. Ce n’est pas parce que l’on tue des gens que l’on doit être stigmatisé ! Important. Il faudra, donc, être impitoyable avec les dirigeants qui ne percevraient pas suffisamment tout l’apport qu’un djihadiste peut apporter à l’entreprise, notamment en termes de relations humaines.

15 novembre 2016

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