Il fallait absolument une femme au perchoir ! Les médias, toujours dans le flux – la crue ! – du fémininement très correct, relaient ce credo moderne, branché et incontournable.

Hélas, un homme jeune, élégant et expérimenté a été élu. En outre, le patronyme aristocratique de François Goullet de Rugy ajoutait à la pompe de l’intronisation, nonobstant les démonstrations renfrognées de quelques Insoumis sans cravate.

Je n’ose imaginer, car je risque d’être traité de vulgaire macho rétro, que la séduction du postulant – comme aux temps anciens de Chirac – a alimenté l’urne secrète avec les bulletins des 224 nouvelles élues.

Cependant, on commente derechef cette parité non encore atteinte en dépit d’un effort constant, car la gent féminine ne représente que 39 % des 577 députés de cette jeune et fraîche Assemblée. Cette inégalité est insupportable, qui exsude toujours de la droite ! Toutefois, l’impatience devrait se tempérer pour deux ans et demi, puisque le roi Macron exige un renouvellement des têtes à mi-mandat. Ouf !

Fort heureusement, la lutte contre l’inégalité entre les sexes se poursuit à l’extérieur et dans les ministères. Ainsi, nous avons un secrétariat d’État à l’Égalité femmes-hommes dont le progrès est sensible car le sexe féminin est devenu le portant, sinon le fort, en passant en tête du titre. Est-ce à dire que, bientôt, ce seront les droits des hommes qui seront à protéger et que le titulaire du poste sera enfin de sexe – avéré – masculin ?

Dans l’enceinte de l’Hémicycle, on postule seulement jusqu’alors pour la répartition égalitaire et binaire. Mais dans la rue et ses manifestations parrainées par des élus et sponsorisées par de puissantes associations, le spectre des genres est beaucoup plus large qui, un jour, pourrait réclamer ses quotas dans les instances républicaines.

Ainsi, les exigences proclamées durant ces fières marches multicolores avec les PMA et GPA interpellent le sommet de l’État et ébranlent profondément l’avenir de la société. Le droit à l’enfant revendiqué par tous, toutes, et autres différents, met en priorité le droit de « parents » contre celui de l’enfant. Mais de ce fait, et en attendant la génétique artificielle et robotisée d’un monde de fiction terrifiant, la discrimination positive en faveur de la femme, génitrice exclusive jusqu’à ce jour, est non seulement patente mais publiquement promue !

Après quatre ans de profonde et ardente réflexion, le Comité d’éthique – CCNE – rendant son verdict et levant enfin le tabou, le Président – qui, bizarrement, n’a pas d’enfant, comme huit chancelière, Premiers ministres et président de Commission européens… – devra bientôt statuer sur la PMA pour « toutes ». Sera-t-il utilement et chaudement conseillé par ses jeunes cabinets ou par sa femme ?

En attendant, la femme est plus encore que jadis l’avenir de l’humanité, mais un peu moins, me semble-t-il, celui de l’homme…

28 juin 2017

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