Je serai dans la rue dimanche prochain. Pour la quatrième fois en quelques mois. Pour réaffirmer mon opposition au mariage gay, bien sûr. Mais pour bien d’autres choses. Parce que si l’attitude des autorités participe de ma colère – le vote à main levée au avait quelque chose d’outrageant -, elle ne saurait l’expliquer à elle seule.

Le rejet de nos politiciens par un nombre toujours croissant de Français – François Hollande comme Jean-Marc Ayrault ne bénéficient plus que de 26 % d’opinions favorables selon un dernier sondage ! – alimente mon exaspération. Comment un pouvoir, si vite et si durement discrédité, incapable de tenir la moindre de ses promesses (la fermeture programmée des hauts fourneaux de Florange en est le dernier témoignage), comment un tel pouvoir peut-il faire preuve d’un pareil entêtement alors que des centaines de milliers de manifestants lui ont dit leur désarroi, leurs inquiétudes, et même leurs peurs ?

Tout autant qu’un DSK ou un Cahuzac, la suffisance, la morgue d’un Pierre Bergé, les délires idéologiques de ces caricatures pour Guignols de l’info que sont Christiane Taubira et Najat Vallaud-Belkacem ont fini de me faire prendre en horreur ce pouvoir. Le socialisme à la mode hollandaise a des allures, un parfum de fin de règne quand il ne fait pourtant que débuter le sien.

Aussi le débat sur la légitimité du pouvoir en place – qui peut sérieusement la contester —, sur la forme, plus ou moins violente, plus ou moins légale, que doit prendre la contestation, sur les qualités de ses leaders me semble dépassé. Il s’agit aujourd’hui de catalyser des mécontentements exprimés par des acteurs jusqu’ici à mille lieues les uns des autres. Mais qui ont en commun la conviction d’être victimes d’une façon de faire de la politique – on peut tout promettre, on peut ne rien tenir – dont ils ne veulent plus.

Le discrédit de la classe politique – et de ses relais dans les médias – est aujourd’hui ultra majoritaire chez nos concitoyens. D’où la seule question qui vaille : comment transformer ce ras-le-bol en autre chose que des chiffres toujours croissants dans des sondages d’opinion ? Et donc, autour de quel programme, de quels objectifs ?

Je dois vous avouer que je n’ai pas de réponses. Référendum ? Dissolution ? ministériel ? Rien ne me convainc. Rien ne me semble à la hauteur des enjeux.

En début de semaine, sur , Jean-Yves Le Gallou faisait des propositions, une sorte de programme commun en six points. Il y a urgence à en parler, à en discuter. Ce qui ne m’empêchera pas d’être dimanche dans la rue. Sans me soucier de qui sera à mes côtés.

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19 avril 2013

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