Depuis quatre soirs, les rues de Dijon sont transformées en terrain de communautaire entre Tchétchènes et Maghrébins. La municipalité appelle au calme.

Des scènes de guerre depuis quatre jours

« Dijon n’est pas Chicago », affirme Hamid El Hassouni, adjoint au maire, délégué au quartier des Grésilles. Pourtant, les images qui circulent sur les réseaux sociaux font directement penser aux guerres des gangs d’un autre temps.

Kalachnikov, armes de poing, armes par destination ou armes blanches, l’arsenal des trafiquants du quartier des Grésilles est dévoilé au grand jour depuis que la communauté tchétchène a débarqué dans la capitale bourguignonne pour venger l’un des leurs, agressé par des voyous dans le centre-ville de Dijon.

L’adjoint appelle au calme et à la raison

Mais pour Hamid El Hassouni, ces jeunes « ont décidé de gérer eux-mêmes ce qui ne dépend pas du tout de leur compétence, en “garantissant” la sécurité des habitants », a-t-il affirmé au micro de France Bleu Bourgogne. Le constat d'une carence de l'État et la justification, d'une certaine manière, à assurer sa propre sécurité ? « On a eu le sentiment que les groupes de Tchétchènes opéraient en toute liberté et que la sécurité n’était pas garantie pour les habitants du quartier », a-t-il déploré.

Il a appelé « au calme et à la raison », et à retourner « à l’école et au travail », regrettant que « le choc des images balaie d’un revers de la main le travail accompli depuis une quinzaine d’année ».

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16 juin 2020

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