Editoriaux - Religion - 13 février 2013

Dieu existe, Libération l’a rencontré !

L’ayant rencontré, le journal aurait dû, en bonne logique, le mettre à mort. Mais à Libé, on ne lit pas, on ne connaît pas Nietzsche ! C’est pourquoi les hiérarques de ce journal se sont contentés d’un plaintif : « Dieu, démission ! » Mais l’aspect pathétique de ce gémissement a été compensé par un gros, très gros titre qui barre la une de Libé.

Dieu, à notre connaissance, n’a pas (pas encore ?) donné suite à cette supplique. Peut-être est-il sourd ? Peut-être que quand c’est Demorand qui l’appelle il demande à son majordome, Saint Pierre, de répondre : « Il n’y a pas d’abonné au numéro que vous demandez » ? Peut-être est-il simplement méchant ? Va donc savoir…

Pourtant, l’argumentaire que Libération a joint à sa demande est manifestement très étayé. Résumons vite pour passer à autre chose. La religion catholique est déliquescente. Ses positions sont ringardes et réactionnaires. Elle fait preuve d’homophobie et refuse de dire à ses fidèles quelle marque de préservatif ils doivent choisir. Mais en même temps, cette pauvre vieille à l’agonie, maintenue en vie par des soins palliatifs, est (Libération n’est pas à une contradiction près) menaçante et dangereuse pour nos libertés.

Car les centaines de milliers de manifestants – souvent jeunes, concède Libé – qui ont défilé contre le mariage gay posent problème. Ils sont, citons Prévert, les terrifiants pépins de la réalité qu’on ne peut quand même pas cacher. Cruel dilemme. Bal tragique rue Béranger.

Mais Libé n’a pas le talent sulfureux du défunt Hara Kiri. Sinon le journal aurait titré, dans la bonne et éprouvée tradition des bouffeurs de curés du XIXe siècle : « À mort, Dieu ! »

Mais pour ça, il faut avoir des couilles. Et Demorand n’en a pas, ou alors il faudrait, ce qu’à Dieu ne plaise, aller vérifier. Son journal n’est que ce qu’il est. C’est-à-dire pas grand-chose. Une vieille pute défraîchie, ringarde, grabataire, qui n’a même plus la force de faire le trottoir. Ou alors ce serait en chaise roulante… Alors, la pauvre, elle reçoit à domicile. Pour les pèlerins en manque qui seraient tentés, voici l’adresse : 11, rue Béranger.

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