Ne cherchez pas d’argumentaires médicalisés, de pseudo-science, de philosophie de comptoir, de religiosité de bazar dans ce billet. Je ne polémiquerai pas à l’envi avec des carabins en blouse blanche qui nous assènent leur savoir. Je ne débattrai pas une minute avec les philosophes éclairés qui nous imposent leurs sujets. Je ne chicanerai pas à l’infini avec des fonctionnaires bruxellois qui ont préempté notre . Je vomis leurs observations perverses, leurs pompeuses planches sur le « sujet de la fin de vie », leurs jurisprudences ampoulées, leurs arguties alambiquées, leurs statistiques aseptisées, leurs éléments de langage. Tous, je ne les comparerai même pas aux nazis. Comme le dit un de mes vieux copains au bouillant sang italo-ibérique, les nazis, eux, portaient un uniforme, et au moins on pouvait leur tirer dessus.

J’accuse les pleurnicheurs, les douteux, les faibles d’âme, les tièdes, les sans-cœur, les velléitaires, les capitulards, les défaitistes, les petits bras, les ignobles spécieux et tous ceux qui s’identifient comme des benêts, déclarant le cul dans leur fauteuil : « Si j’étais à sa place, je préférerais en finir », comme si c’était un épisode de télé-réalité. J’accuse ceux-là de faire le lit des nouveaux technocrates de la mort.

Le regard d’un homme me suffit à y déceler une lueur d’humanité, un soupçon d’âme et de conscience. Ce regard est menacé de s’éteindre.

Alors que nous dépensons des centaines de millions pour porter secours aux qui se précipitent chez nous chaque année pour bénéficier de notre de masse, de notre crise du et de notre État-providence failli.

Alors que nous avons défilé par millions avec ballons, poussettes et pétards dans la rue contre le « mariage » de quelques milliers de quinquagénaires bobos du IVe arrondissement de .

Alors que nous avons fait un succès au Suicide français d’Éric Zemmour.

Alors que nous constatons à 80 % l’inefficacité de notre président de la et de son gouvernement.

Alors que nous pleurons chaque jour sur le sort de notre pauvre pays.

Cette jurisprudence Vincent Lambert, je la ressens comme une attaque ad hominem contre moi. Comme tous les Français nés après 1975, j’ai déjà échappé à la mort pendant les trois premiers mois de ma vie. Aujourd’hui bien vivant, je dénie à quiconque le droit de causer de ma mort. Ma mort, j’en fais une affaire personnelle, entre Dieu et moi. Et je n’aime pas que l’on se mêle de mes affaires. Certainement pas à Bruxelles, 200 ans après Waterloo.

Vincent, tu es l’un des nôtres, tu es un Français. On va te tuer. Tu es devenu inutile et coûteux. Il faut te « remplacer » par une main-d’œuvre abondante et bon marché.

Comme Vincent, la France est en état végétatif permanent depuis 40 ans. Les chances d’en sortir sont infimes. Faut-il aussi euthanasier la France, la suicider par déshydratation? Briser ses familles, supprimer ses enfants au sein de leur mère, ses faibles, ses communes et ses paroisses ? Assécher ses entreprises, assoiffer son armée ?

Français, que nous reste-t-il de tripes ?

Si nous ne faisons rien, nous serons tous des salauds pour l’éternité.

11 juin 2015

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