Que s’est-il passé en France entre 1671 et 1738 ? Trois fois rien : la France a tenu tête à presque toute l’ durant les guerres louisquatorziennes, elle s’est accrue de l’Alsace, de la Franche-Comté, du Roussillon et du Nord, les arts et les sciences ont rayonné, Versailles a été construit, l’administration modernisée et la noblesse rabaissée. Or, pendant cette période, les budgets du gouvernement n’ont jamais été en équilibre. La France en est ressortie très endettée. Seule la saine gestion du cardinal Fleury a permis de rééquilibrer les comptes.

De ce regard sur l’Histoire, une conclusion s’impose : la grandeur, la prospérité et le bien-être d’un pays ne sont pas conditionnés à son endettement public. Nous, Français, devons le savoir mieux qu’aucun autre peuple. La monarchie a sans cesse été endettée. L’histoire de France s’est faite à crédit. Nette différence toutefois avec notre époque : nos rois imposaient leurs lois aux créanciers tandis que l’UMPS leur est soumis. Songeons à notre cher Philippe le Bel qui expulsait ses créanciers du royaume quand il ne les assassinait pas si, par malheur, ils avaient le toupet de réclamer leur dû. Assurément, nous sommes loin de notre UMPS qui évoque une rigueur budgétaire pour tous les services de l’État, sauf celui du service du remboursement de la dette.

Pourtant, les motifs pour ne pas rembourser la dette ne manquent pas. Inutile de revenir sur son origine : son caractère frauduleux est de plus en plus connu du peuple français.

Notre dette publique n’est point un problème. Le jour où un gouvernement soucieux des intérêts de la France sera au pouvoir, il la répudiera et nous n’en entendrons plus parler. Pour financer nos déficits, nous recourrons à notre banque centrale (ce qui implique une salvatrice et inévitable sortie de l’Union européenne). Ceci ne créera pas d’avantage d’inflation que le système actuel. La création monétaire, au lieu d’être totalement privée, deviendra simplement en partie publique.

Le souci est que, en attendant ce jour radieux, l’UMPS opte pour une tout autre politique. Au nom de la dette, nous sommes sommés de nous plier à une rigueur suicidaire, de payer chaque année toujours plus de taxes et de vendre à l’oligarchie financière les bijoux de famille français. La dette est aujourd’hui l’excuse du martyre et du pillage de la France, la justification de toutes les forfaitures de l’UMPS.

Cette servilité à l’égard de nos créanciers illégitimes, qui autrefois aurait été qualifiée de haute trahison, est une tout à fait normale pour l’UMPS. Qu’on ne s’étonne pas ensuite si le Front national ramasse la mise.

21 septembre 2013

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