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Culture - Editoriaux - Politique - Religion - Santé - Société - 28 janvier 2015

Derrière la promotion de l’avortement et de l’euthanasie se cache une dangereuse philosophie

La « Marche pour la vie », organisée dimanche dernier à Paris par diverses organisations, essentiellement catholiques, avait pour objectif d’alerter l’opinion publique sur une nouvelle offensive de la culture de mort qui menace une fois encore les plus faibles d’entre nous, les personnes présumées en fin de vie ou gravement handicapées.

Au-delà du combat pourtant nécessaire destiné à éviter le vote d’une loi qui vise sournoisement, sans nommer la chose, à instaurer dans un premier temps la légalisation de l’euthanasie active, puis du suicide assisté, il convient de réfléchir sur les motivations profondes des partisans de ces prétendues « avancées sociétales », soutenus notamment par des loges maçonniques déterminées à remettre en cause le respect inconditionnel de la vie humaine, principe fondamental de notre civilisation.

Inscrit dès le IVe siècle avant Jésus-Christ dans le serment d’Hippocrate, qui inspire toujours notre code de déontologie médicale en vigueur malgré les réformes législatives qui le fragilisent, et confirmé par la religion chrétienne adoptant les préceptes du Décalogue hérité de l’Ancien Testament, le caractère sacré de la vie humaine ne connut dans nos contrées aucune remise en cause au cours des siècles.

Toutefois, depuis quelques décennies, tant en Europe qu’aux États-Unis, différents courants de pensée n’attachent plus la même valeur inconditionnelle à ce principe devenu néanmoins quasi universel, estimant que certains hommes ne sont pas encore vraiment des hommes – justifiant ainsi l’avortement – et que d’autres hommes ne sont plus vraiment des hommes – expliquant le bien-fondé de l’euthanasie des patients incurables et des malades mentaux.

Bien sûr, cette philosophie se pare des meilleures intentions du monde : dans le cas de l’enfant à naître, il est bien normal de permettre à la femme de disposer librement de son corps, bien que l’embryon soit un être humain à part entière doté d’un ADN propre ; s’agissant des personnes atteintes de troubles psychiques ou d’infirmités très lourdes, aucune âme compatissante ne peut laisser souffrir ainsi son semblable en refusant d’abréger une existence terrestre dont il ne veut plus, alors même que dans bien des cas, un peu d’affection et de considération suffiraient à lui redonner le goût de vivre.

Rappelons que le IIIe Reich, précurseur en la matière, avait déjà mis en pratique une politique d’élimination des « hommes en trop », bouches inutiles à la charge de la société ou individus non conformes à l’idéal national-socialiste !

Certes, la propagande eugéniste n’utilise plus à notre époque les mêmes arguments pour parvenir à ses fins, mais l’objectif reste le même : accorder à la puissance publique le pouvoir de décider si une vie mérite ou non d’être vécue. Mais que font les militants des droits de l’homme ?

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