Editoriaux - International - Politique - Société - 1 janvier 2016

Derrière la bataille de la déchéance de la nationalité se cache la radicalisation de l’extrême gauche internationaliste et hors-sol contre le pays réel

Ils sont tous – politiciens, militants, associatifs, syndicalistes dits de gauche, enfin, entendez de la gauche marxiste et communiste – vent debout contre le projet de déchéance de la nationalité. Pourtant, s’il est une mesure minimale qui devrait, aurait dû recueillir l’assentiment de tous, c’est bien cette sanction contre les djihadistes ayant commis des crimes sur notre sol. D’autres démocraties, et non des moindres tels les États-Unis et l’Australie, prennent moins de gants avec leurs terroristes. Mesure symbolique, mesure ne concernant qu’une poignée de terroristes et binationaux de surcroît. Eh bien, non : une fois de plus, l’unité nationale est impossible. C’est inexplicable ou, plutôt, cela mérite décryptage.

Il y a d’abord ceux qui veulent en profiter pour faire prospérer leur fonds de commerce : les déçus, les aigris, les débarqués du gouvernement (les Duflot, les Hamon, etc.) et les non-embarqués (les Aubry, les Cohn-Bendit, les Mélenchon, etc.) et les insignifiants comme M. Toubon.

Mais il y a plus sérieux. En lisant les bonnes feuilles et les bons tweets, on découvre qu’ils sont au moins trois millions à avoir deux passeports, sinon plus. Inconcevable ! Comment une démocratie peut-elle survivre avec des citoyens de deux ou trois pays, dont les économies, les politiques peuvent être éventuellement antagonistes, voire en guerre ! Cette folie internationaliste est lourde de conséquences. On comprend mieux, dès lors, la réaction d’associations, d’élus, de ministres qui sont eux-mêmes ou représentent des binationaux. Situation incroyable et totalement contraire aux intérêts de la République et à sa sécurité en temps de guerre. Excusez-moi de rappeler que la mesure à l’époque (1939-1940 et 1914-1918) était l’internement des étrangers (en France et en Grande-Bretagne). Le tiers du gouvernement et des élus internés ! Cela ne manquerait pas de piquant !

La dernière explication est peut-être la pire. Parce qu’elle est souterraine et idéologique. Beaucoup, dans cette meute hurlante, appartiennent ou ont appartenu à des associations, des groupuscules politiques d’extrême gauche, au Parti communiste, à des loges, bref, à la nébuleuse de l’Internationale socialiste qui n’a d’objectif que la destruction de la démocratie et l’instauration d’une société marxiste à leur profit exclusif.

Leurs valeurs ne sont pas les nôtres ni celles de la République, comme ils prétendent. Leur liberté, c’est la censure, l’égalité, l’égalitarisme, la fraternité, l’absolution des criminels, la laïcité, la promotion de l’islam. Et dans tout ça ? Pas un mot de compassion pour les 450 morts et blessés du 13 novembre. La honte !

Quand les Français comprendront-ils que toute compromission, toute alliance avec cette gauche sectaire et marxiste est impossible ? Il faut le dire et le marteler : les partis qui, par complaisance et par calcul politique, se compromettent avec eux se rendent d’une certaine manière complices des terroristes et des djihadistes.

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