Depuis son avènement démocratique, dans les années 1990, Internet est pour eux le pire cauchemar.
« Eux », ce sont tous les « démocrates » professionnels, les obsédés du front républicain, les gardes-chiourme du système, « eux », qui ne supportent pas d’autres règles que celles qu’ils nous imposent. Le Web ? L’enfer sur terre ! Pensez donc, un espace de liberté illimité où le manant a le droit de tout exprimer, du cul-de-basse-fosse de la pensée aux envolées lyriques. Il va donc bien falloir — un jour ou l’autre — museler la bête immonde, cette liberté absolue qui étend son corps visqueux à travers les .

Ainsi, interviewé dimanche par Frédéric Haziza sur le forum Radio J, le sénateur Vert a évoqué une loi qui pourrait mettre la Toile… sous surveillance. Un comble. Un peu comme si on voulait couper les ailes d’un oiseau au motif qu’il vole trop bas…

Sarkozy et ses sbires en avaient rêvé, les ( à l’extérieur, rouges à l’intérieur) le feront peut-être ! En effet, pour Placé, l’heure est grave : « Il y a un accroissement massif des messages insultants sur les réseaux sociaux, c’est stupéfiant. Les tweets qui me concernent sont incroyables. Jusqu’ici, je n’ai jamais réagi aux messages me concernant, mais là, ça commence à aller trop loin. » Le brave homme veut se venger. Il faut que ça frappe vite et fort, à coup de schlague républicaine : « On voit bien que les procédures sont beaucoup trop longues, et peu dissuasives. Il faut un service de judiciaire dédié. » Une sorte de de la vertu, en somme. Ça existe déjà, dans certains régimes assez peu recommandables, mais bon…

Bizarrement, le président du groupe écolo au Sénat oublie qu’un arsenal législatif existe déjà pour punir « toute expression outrageante, termes de mépris ou invectives qui ne renferment l’imputation d’aucun fait ». Alors, Jean-Vincent aurait-il des pensées mal placées ?

Il y a quelque chose derrière, on s’en doutait un peu : « Il n’est pas acceptable que, sur le territoire national, on ait des blogs comme celui de Soral », ajoute-t-il. Eh ben voilà, on y vient, Jean-Vincent. Sous prétexte de lutter contre les « propos diffamatoires », on va aussi mettre au mitard les sites nauséabonds, en commençant bien sûr par le plus sulfureux, situé à l’extrême droite de l’enfer. Viendra ensuite le tour des sites proches de Soral, et après de ceux qui sont proches de ceux qui sont proches de Soral. On finira avec ceux, comme Boulevard , qui ont un jour publié un texte de Soral.

Quand il ne restera plus aucun site dissident, quand tout le monde pensera comme il faut, Jean-Vincent Placé et tous les kapos numériques sortiront le champagne. Leur effrayante «  » Truman Show aura triomphé. Ils n’ont que le mot « liberté » à la bouche, mais on ne doit pas parler de la même chose…

12 mai 2014

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