Le gouvernement Ayrault va-t-il légiférer contre le port du voile dans les universités ? Très vraisemblablement non.

Pourtant, une telle loi ne devrait pas connaître de difficultés à passer l’obstacle du , puisque ce dernier, comme lors du vote de la loi précédente, en 2004 2, ne serait tout bonnement pas saisi. Il devrait aussi – certes non sans mal – être capable de passer celui de la Cour européenne des droits de l’homme, fort d’une jurisprudence établie dans un arrêt de 2005, lorsque saisie par une jeune musulmane turque, exclue de la faculté de médecine d’Istanbul, la Cour avait reconnu le droit de la d’interdire le port du voile à l’université.

Alors ? Qu’est-ce qui pourrait bien freiner le gouvernement ? Tout simplement le fait qu’il ne le souhaite pas, pas plus que la majorité des députés du PS et du FDG qui, de Jean-Luc Mélenchon à , veulent aujourd’hui se donner l’image de protecteurs des musulmans. En fait, l’inexpérimenté, mais ambitieux, ministre de l’Intérieur, tout grisé par l’emballement médiatique dont il est l’objet, aurait tout bêtement commis une énorme bourde.

Faut-il le regretter ? Au grand dam de tous ceux qui, non sans quelques raisons, voient dans la montée de l’islam un péril mortel pour notre , je pense que non, bien au contraire.

Ce n’est pas en légiférant contre le port du voile dans les universités que l’on parviendra à endiguer la montée de l’islam en Europe et tout particulièrement en France. J’en veux pour preuve le fait que, depuis les lois de 2004 sur le port du foulard à l’école et de 2010 sur le port du voile intégral, l’islamisation de notre ne connaît pas de répit ; en témoignent les cantines scolaires et l’insolente du marché de la viande halal.

Il ne sert à rien de légiférer si l’État pusillanime ne s’oblige pas à faire respecter les textes en vigueur. Là aussi, en témoignent les prières de rue qui prolifèrent et l’anarchie lamentable qui entoure la période du ramadan.

Dissimuler en surface l’ampleur du phénomène musulman ne peut qu’aboutir à le sous-estimer ; ce qui, à terme, peut promettre des réveils douloureux.

Employer l’intolérance que précisément nous dénonçons chez d’autres, c’est trahir nos propres valeurs et déjà, en quelque sorte, donner une victoire morale aux plus radicaux d’entre eux.

Se focaliser sur la question religieuse c’est passer à coté des véritables problèmes que sont la fraude aux prestations sociales, les émeutes de et la démission en rase des autorités judiciaires.

L’application rigoureuse des textes existants, un virage à 180 degrés de la politique pénale et une nouvelle politique en matière d’immigration et d’accession à la nationalité, voilà ce qui permettrait de dérouter la France de son destin funeste. Encore faut-il le vouloir.

Notes:

  1. Loi du 15 mars 2004 sur le port des signes religieux ostensibles dans les établissements d’enseignement public.
  2. Loi du 15 mars 2004 sur le port des signes religieux ostensibles dans les établissements d’enseignement public.

13 août 2013

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