Jeudi soir, Kader Arif, secrétaire d’Átat aux Anciens Combattants, a présenté sa démission. Dans un communiqué laconique, le service de presse de la présidence de la République a indiqué que Kader Arif « a présenté sa démission afin d’apporter toutes les précisions visant à l’établissement de la vérité dans le cadre de l’enquête préliminaire menée par le parquet financier dans laquelle son nom est cité ».

Un scandale supplémentaire pour le gouvernement et le président de la République. Il n’est pas inutile, ou gratuit, de remuer un peu le couteau dans la plaie, en rappelant que François Hollande avait affirmé, larme à l’œil et vibrant d’intensité, que « lui président », la République serait en tous points « exemplaire ». Voilà un engagement qu’il n’aura pas su tenir, comme d’ailleurs à peu près tous les autres, à deux ou trois exceptions près : la « mission immigration, intégration et asile », l’augmentation des budgets de l’aide médicale d’État et de l’aide temporaire à l’attente, et le « mariage pour tous ». L’agenda des réformes « sociétalistes », voulues par le think tank Terra Nova, a été scrupuleusement respecté. Pour le reste, c’est-à-dire l’essentiel comme la pour l’emploi, la ou tout simplement une pratique moralisée de l’exercice du pouvoir, on peut toujours attendre !

Le bruit courait depuis longtemps dans les milieux informés de la ville rose : Kader Arif n’était pas l’homme qu’il prétendait être, plus intrigant qu’il n’y paraissait, plus intéressé que modeste surtout. Le conseiller régional était un homme puissant, au réseau profond en Midi-Pyrénées. Seuls les naïfs seront donc étonnés d’apprendre que ce très proche de François Hollande est aujourd’hui inquiété dans une affaire l’impliquant, avec des membres de sa famille.

Les faits reprochés sont graves. Les enquêteurs soupçonnent Kader Arif d’avoir attribué, dans la région de Toulouse, des marchés publics à des sociétés dirigées par des membres de sa famille, sans avoir respecté les procédures d’appel d’offre. Et les montants évoqués ne sont pas mineurs, puisque la somme de deux millions d’euros est désormais avancée. Un cas qui rappelle celui d’un autre socialiste, Jean- Guérini, à Marseille. Un cas qui rappelle bien des bruits de couloir concernant la gestion de mairies ou collectivités locales socialistes, un peu partout en France, et notamment à Paris.

La République telle que conçue et dirigée par les socialistes depuis deux ans est exemplaire par ses pratiques politiques d’un autre âge : clientélisme, malversations financières, attributions malhonnêtes de marchés publics… Bref, tout ce que les Français abhorrent.

Un jour, il faudra enquêter sur le financement du et ses liens avec les multinationales. Comment quelqu’un comme Bernard Cahuzac a-t-il pu amasser autant d’argent, et à quoi cet argent pouvait-il bien servir ? Ils paieront tous.

50 vues

21 novembre 2014

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement !

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.