En cet anniversaire de l’appel du 18 Juin, je suis bien obligé d’avouer que je n’ai jamais été gaulliste pratiquant comme Chirac ou Juppé. Pourtant, depuis le départ du général de Gaulle, il est clair qu’on a assisté à un long processus de destruction de la France. Il avait réussi, avec l’aide du programme du Conseil national de la Résistance, à faire de la France la troisième puissance mondiale, un pays respecté, riche, industriel, encore agricole, un État souverain et une puissance militaire et nucléaire non négligeable, une nation encore fière de son histoire et de son rôle.

Cet heureux temps n’est plus.

La conjuration de Mai 68, aidée de l’argent et de l’intervention de l’étranger, déséquilibra le régime, le Général prenant une retraite olympienne et laissant ses successeurs pompidolien et giscardien brader l’héritage avec les mondialistes, les cabris de l’ et les socialistes. La France est devenue au fil des ans une colonie des fous de Bruxelles, une société inégalitaire, chaotique et antisociale, certainement pas un État de droit. Elle est dirigée par une oligarchie et une élite hostile et même haineuse. Il est maintenant interdit de faire beaucoup de choses, à commencer par penser ; et les millions de lois putréfiées ont remplacé les Dix Commandements.

Pour de Gaulle, la France était la lumière du monde. Mais la destruction diplomatique est à l’ordre du jour, fait confirmé par le courageux Roland Dumas, qui voit la France de Juppé, Sarko ou bien Hollande se mettre aux ordres du Qatar et des oligarchies pétrolières, inciter au lynchage public de dirigeants, à l’atomisation de l’Iran, à l’extermination des chrétiens d’Orient. Sans oublier la guerre à la Russie.

La disparition économique du pays, accélérée par le ministère américain de Lagarde (externalisation, en cinq ans, de 42 % de notre production, pas mal !), n’a pas non plus été démentie. On aurait pu garder notre industrie en faisant quelques efforts et ajustements comme les Allemands. Au lieu de cela, on nous a dit que nous étions nuls et l’on a tout saboté puis délocalisé, tout en faisant venir des dizaines de millions d’immigrés inutiles ou méprisants.

La liquidation de la France se reflète enfin sur le plan moral et culturel. La culture française était encore prestigieuse sous de Gaulle, qu’elle fût de droite ou de gauche, d’ailleurs, car le Général avait compris qu’on peut avoir du talent en étant de droite comme en étant de gauche. Nos écrivains et conférenciers étaient reçus dans le monde entier, la nouvelle vague avait révolutionné le cinéma, notre musique se vendait partout, qu’il s’agît de Bécaud, de Piaf, de Dutilleux ou de Boulez.

La France du Général, c’était justement ce qui pouvait résister à l’entropie terminale du monde dit moderne. C’était la France de la Résistance, pas celle de la collaboration avec la mondialisation apatride de ces temps irresponsables et méprisables.

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