Le mariage homosexuel qui modifiait le Code civil masquait la GPA et la PMA. La modification de notre Constitution dans le contexte de l’état d’urgence couvre la confiscation autoritaire de nos libertés fondamentales.

La , hautement symbolique, n’a évidemment aucune incidence sur la sécurité des Français. Pire encore : Me Le Morhedec, dans Le Figaro, démontre que le projet « débouche concrètement sur une restriction des possibilités d’application prévues dans le Code civil » ! Quant à l’état d’urgence qui interdit les regroupements gênants, il est remisé lors des commémorations présidentielles à répétition, et oublié face aux manifs de contestation, c’est dire son impératif. Mis à part les perquisitions nocturnes rendues possibles sans vérification d’un juge, il n’a rien ajouté à « l’alerte attentat » en matière de prophylaxie. En revanche, les polémiques politico-médiatiques occultent à la perfection le vrai danger pour la démocratie.

Dans l’hypothèse d’une modification de la Constitution, la « police politique » s’installe déjà place Vendôme. Ainsi, quatre années désastreuses de « politique de l’excuse » par Taubira s’achèvent sur une nouvelle « politique Big Brother » confiée à des fanatiques de la sécurité d’État, désormais assurée par un spécialiste du renseignement et de la police, Urvoas, nommé garde des Sceaux, et qu’on appelle à la chancellerie « le toutou de Valls ».

« Il est légitime que la Constitution comporte les réponses pour lutter contre ceux qui voudraient y porter atteinte, de la même manière que sont voués à la dissolution les associations ou les groupements de fait qui provoquent la haine ou incitent à la commission d’actes terroristes », pérorait Hollande à Versailles. L’objectif du régime est limpide : le « grand public » doit filer doux, marcher au pas et surtout se taire. La définition du terrorisme est très floue. « Que se passera-t-il, demain, si un régime autoritaire qualifie très largement des opposants de “terroristes” ? » interroge le juge antiterroriste Marc Trévidic.

Depuis les manifestations contre la loi Taubira, nous avons assisté impuissants à tant d’abus : brutalités policières contre les familles, interdiction illégale de porter le logo LMPT sous peine d’interpellation, gardes à vue avec fichage systématique des « veilleurs » pacifiques, incarcération pour délit d’opinion de Nicolas Bernard-Buss qui refusait le prélèvement ADN, acharnement contre les contestataires inoffensifs tel David Van Hemelryck et sa banderole « Hollande Démission », chantage, intimidations, menaces sur Belaïd, l’ex « chauffeur esclave » de Hollande, écoutes illégales de Sarkozy, agressions par l’extrême gauche LGBT, Femen, antifas, SOS Machin ou salafistes de l’UOIF…

Quant aux sanctions contre les empêcheurs de tourner en rond, leur liste interminable m’oblige à ne citer que les plus représentatifs : Clément Weill-Raynal qui a révélé le « mur des cons », Zemmour qui dénonce les ravages de l’islamisation, Guénolé qui soulève les manquements de la sécurité intérieure suite au massacre du , climato-sceptique à la veille de la COP21, l’emblématique juge antiterroriste Trévidic, le général Soubelet qui, devant les parlementaires, avait dénoncé la “réelle insécurité dans notre pays”

Ceux qui ont plongé la France dans le chaos confondent valeurs avec subversion, liberté avec soumission, justice avec laxisme, victime avec agresseur, égalité avec uniformité, parité avec compétence, éducation avec endoctrinement, fraternité avec matraquage fiscal, laïcité avec , religion avec promotion de la charia… Au prétexte d’« évolution sociétale », ils ont brisé la filiation, rayant « père et mère » du Code civil. Aujourd’hui, sous couvert de « sécurité nationale », allons-nous hypothéquer notre démocratie en acceptant leur tripatouillage constitutionnel ? Non, mais sérieusement ?

3 février 2016

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