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Editoriaux - Politique - 8 avril 2020

De la résistance politique à l’heure de l’épidémie

À quelques jours d’intervalle, deux hommes politiques qui ont en commun d’avoir été député et candidat à l’élection présidentielle faisaient parler d’eux, emboîtant le pas dans l’actualité du Covid-19.

D’abord , qui signait une excellente tribune dans Valeurs actuelles, soulignant l’échec entier de la mondialisation heureuse que les plus libéraux appelaient chèrement de leurs vœux, faisant fi des derniers arpents de protection de notre civilisation, que ce soit les frontières nationales, la souveraineté, la famille et, partant, l’identité.

Puis , qui démissionnait avec fracas de son mandat d’édile de Coarraze (Béarn) pour dénoncer toute l’hypocrisie d’un gouvernement qui, après avoir maintenu les élections municipales en pleine épidémie, suspendait, la semaine suivante, la désignation des maires par les conseils municipaux élus au soir du premier tour.

Ces deux actes signifient que lorsque l’État ne répond plus, hélas, il n’y a plus de raison que le citoyen éclairé lui réponde encore. Cédant aisément aux sirènes des organisations internationales jusqu’à leur confier l’exercice de sa propre souveraineté, refusant d’ériger nos frontières nationales comme outil de préservation d’une civilisation, notre vieux pays s’abandonne piteusement aux conséquences néfastes du libéralisme : sa dislocation. C’est le cri d’alarme de Philippe de Villiers.

En ayant substitué la prise de décisions politiques au règne d’un européisme démesuré, en ayant profondément affaibli l’autorité politique sous couvert d’une administration parfois par trop tatillonne, la France pare au plus pressé et prend des décisions inconséquentes qui non seulement ne rassurent pas les Français mais, pire encore, ne les protègent plus. C’est la portée de la démission de Jean Saint-Josse.

Deux gestes, deux hommes, dont les idées se sont souvent croisées dans la défense de notre bien commun qu’est la France et de ses petites patries charnelles et qui ont su s’ériger en rempart contre les dérives d’un État qui ne se ressemble plus car il refuse d’être ce qu’il a toujours été, à savoir la France.

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